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Les avocats se sont affrontés mercredi au procès Nestlé-Attac sur la portée réelle de l'infiltration de l'organisation altermondialiste. Atteinte illicite à la personnalité pour les uns, simple observation préventive justifiée par le contexte pour les autres, le tribunal tranchera.

Attac a réclamé la reconnaissance de la collection d'informations confidentielles par Securitas et l'atteinte illicite à la personnalité. L'association a demandé la publication du verdict dans des médias à forte audience et 27'000 francs pour tort moral. L'affaire avait été révélée en juin 2008 par la télévision.

Rien ne justifiait l'espionnage des militants d'Attac par Securitas pour le compte de Nestlé, a plaidé en premier Jean-Michel Dolivo. A ses yeux, les "taupes" qui ont écrit de nombreux rapports sur les rédacteurs du livre "Attac contre l'empire Nestlé", ont effectivement violé de manière illicite leur sphère privée.

Précautions

Défenseur de Securitas, Gilles Robert-Nicoud a répliqué avec force à ces arguments. Il a dénoncé "les mensonges" colportés sur la mission des agents de sécurité: il ne s'agissait nullement de surveiller les rédacteurs d'un ouvrage mais bien de prendre des précautions pour protéger Nestlé dans un contexte extrêmement chaud, lié en particulier au Sommet du G8 à Evian de début juin 2003.

"Nestlé était en droit de savoir ce qui se tramait", a jugé Gilles Robert-Nicoud. Tout en partageant sur l'essentiel ces analyses, l'avocat de Nestlé, Christian Fischer, s'est surtout beaucoup étendu sur le volet politique de l'affaire et du procès.

L'avocat a rejeté toute illégalité dans l'infiltration du groupe ou la surveillance de conversations publiques comme de courriers électroniques.

ATS