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L'établissement public chargé de promouvoir la France auprès des investisseurs étrangers, Business France, était au moment des faits dirigé par Muriel Pénicaud, actuelle ministre du Travail (archives).

KEYSTONE/EPA POOL/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL

(sda-ats)

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour favoritisme lors de l'organisation d'une soirée de promotion de la "French Tech", organisée début 2016 à Las Vegas. Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, et la ministre du Travail étaient présents.

"Au vu des premiers éléments recueillis dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte le 13 mars le parquet de Paris ouvre ce jour, 7 juillet 2017, une information judiciaire contre personne non dénommée des chefs de favoritisme et recel de favoritisme", peut-on lire dans un communiqué.

Cette affaire fragilise la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, en première ligne dans la réforme du Code du travail, promesse-phare d'Emmanuel Macron. Elle a déclaré dans un communiqué succinct "prendre acte" de l'ouverture de la procédure, mais n'avoir "rien à se reprocher".

Pas d'appel d'offre

Au centre de l'affaire: une soirée le 6 janvier 2016 à Las Vegas, en plein Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique. Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, y avait rencontré des dirigeants de start-up françaises.

Business France, agence publique dirigée à l'époque par Mme Pénicaud, est soupçonnée d'avoir enfreint la réglementation sur les marchés publics en ne faisant pas d'appel d'offres pour l'organisation de l'événement. Celle-ci a été confiée au géant de la communication Havas en décembre 2015.

"La mise en concurrence n'a pas eu lieu concomitamment entre les trois prestataires contactés", Apco, Publicis et Havas, écrit le cabinet E&Y dans un audit rendu en juillet 2016, d'après une source proche du dossier.

Havas se défend

Havas se défend cependant de toute irrégularité. Il assure qu'un accord-cadre conclu en juin 2015 avec Business France lui permettait d'organiser ce type d'événement sans passer par un appel d'offres.

Cet accord-cadre, selon une source proche du dossier, avait lui-même fait l'objet d'un appel d'offres dont l'objectif était de sélectionner une agence de communication pour "accompagner" Business France dans son action de promotion.

Business France "s'engage à y avoir recours et à acquérir par son biais l'ensemble de ses besoins définis dans le présent cahier des charges", lit-on dans ce document, consulté par Reuters, au chapitre modalités des passations de commandes.

Ministre en sursis

L'ouverture de l'information judiciaire rend désormais envisageable l'option d'une mise en examen de Muriel Pénicaud sous condition que les juges d'instruction réunissent des "indices graves ou concordants" à son encontre.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner a rappelé mardi que Muriel Pénicaud devrait quitter ses fonctions si elle était mise en examen dans ce dossier, tout en minimisant cette affaire.

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ATS