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Rod Rosenstein a démenti tout lien entre les inculpations et le sommet de lundi entre Trump et Poutine.

KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI

(sda-ats)

Un grand jury américain a inculpé vendredi douze agents du renseignement russe pour avoir piraté les systèmes informatiques du parti démocrate lors de la présidentielle américaine de 2016. Le sommet lundi entre Donald Trump et Vladimir Poutine est toutefois maintenu.

"L'acte d'inculpation accuse nommément douze officiers de l'armée russe de complot visant à interférer dans l'élection présidentielle de 2016", a déclaré Rod Rosenstein, numéro deux du département américain de la justice. Les inculpés sont tous membres des services de renseignements de l'armée russe (GRU).

Ils sont accusés d'avoir "comploté de manière intentionnelle (...) pour obtenir un accès non autorisé aux ordinateurs de personnes ou entités américaines impliquées dans l'élection présidentielle américaine, voler des documents depuis ces ordinateurs et organiser la publication de ces documents pour s'ingérer dans l'élection", a-t-il ajouté. Aucun des inculpés ne semble bénéficier d'une importante notoriété en Russie.

Guccifer 2.0

Selon un communiqué du ministère de la justice, les officiers du GRU "ont entrepris en leurs qualités de pirater les réseaux informatiques du comité de campagne démocrate au congrès, du comité national des démocrates ainsi que de l'équipe de campagne présidentielle d'Hillary Clinton.

Les agents auraient utilisé un faux site internet, DCLeaks, et un faux pirate informatique dénommé Guccifer 2.0 pour diffuser les documents volés sur Internet. Ils auraient également transféré des documents "à une autre organisation" non nommée, vraisemblablement WikiLeaks.

Mais le dossier d'inculpation ne fait pas d'allégation sur un impact sur le scrutin de novembre ou sur une collaboration intentionnelle d'Américains avec des agents russes, a souligné Rod Rosenstein.

Les inculpations, obtenues par le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur les ingérences russes dans la campagne de 2016, ont été prononcées trois jours avant un sommet américano-russe à Helsinki. Le président américain Donald Trump a été informé cette semaine de ces développements, a indiqué le numéro deux du département américain de la justice.

Sommet maintenu

Le président américain, qui, quelques heures plus tôt, avait à nouveau qualifié l'enquête de "chasse aux sorcières biaisée" et nuisible pour les relations avec la Russie, a promis d'aborder "fermement" le sujet lundi avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

Les démocrates, furieux, ont réclamé l'annulation du sommet, mais la Maison-Blanche a confirmé qu'il aurait bien lieu. Le malaise était aussi palpable chez certains républicains. "Tous les patriotes américains devraient comprendre que M. Poutine n'est pas un ami de l'Amérique et n'est pas un copain du président", a dit le sénateur Ben Sasse.

Le ministère russe des affaires étrangères a de son côté jugé que les inculpations avaient pour but de nuire à la rencontre d'Helsinki. Rod Rosenstein a cependant démenti tout lien entre les inculpations et le tête-à-tête d'Helsinki.

La date de cette annonce "est celle des faits, des preuves et de la loi qui détermine ce qui est suffisant pour présenter une inculpation à cet instant", a-t-il expliqué. "Il était important que le président sache quelles informations nous avions découvertes, car il doit prendre des décisions très importantes pour le pays", a expliqué M. Rosenstein.

Déjà des inculpations

Robert Mueller, nommé par le ministère de la justice en mai 2017 pour reprendre les investigations du FBI, enquête également sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et les autorités russes. Il cherche en outre à savoir si le président a essayé d'entraver le cours de l'enquête.

Le procureur spécial a déjà fait inculper plusieurs anciens collaborateurs de Donald Trump, dont son directeur de campagne Paul Manafort, et Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Treize ressortissants et trois entreprises russes ont déjà été mis en examen en février d'ingérences dans la campagne , mais c'est la première fois que les autorités sont directement mises en cause dans le processus judiciaire.

Les services de renseignements américains ont conclu que la Russie s'était immiscée dans le processus électoral pour nuire à Hillary Clinton et favoriser son adversaire républicain.

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ATS