Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'initiative de l'UDC fribourgeoise avait récolté plus de 8700 signatures l'an passé (archives).

KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN

(sda-ats)

Le Tribunal fédéral se prononcera sur la validité de l'initiative de l'UDC contre le Centre Suisse Islam et Société à Fribourg. Le Grand Conseil fribourgeois avait invalidé ce texte, mais le parti fait recours dans l'espoir que la population puisse voter.

La décision du Grand Conseil relevait de motifs purement politiques et idéologiques, estime l'UDC. C'est "une violation crasse de notre ordre juridique démocratique, de l'Etat de droit et des droits politiques", a-t-elle commenté mardi dans un communiqué.

L'initiative étant rédigée en termes généraux, le Parlement cantonal aurait dû chercher une interprétation adéquate, argumente le parti. Ce dernier ajoute que le recours, quelle que soit son issue, est une marque de respect pour les plus de 8700 signataires de l'initiative.

Avis de droit négatifs

L'initiative visait à créer dans la Constitution cantonale une base légale interdisant ce centre et empêchant toute "formation étatique d'imams". Deux avis de droits jugeaient ce texte discriminatoire et donc contraire à la Constitution fédérale. Les députés ont déclaré sa nullité le 18 mars dernier par 63 voix contre 18, et 1 abstention.

De son côté, le Centre Suisse Islam et Société (CSIS) a commencé ses activités début 2015 au sein de l'Université de Fribourg. Après une mise en route d'un peu plus d'une année, il sera inauguré officiellement le 13 juin.

Cet institut est dédié à la recherche, à la formation continue, et au dialogue interreligieux. Il s'adresse aux personnes de référence des communautés musulmanes, ainsi qu'aux personnes qui sont en contact avec des musulmans dans le cadre de leur métier.

ATS