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Il faut maintenir une formation musicale professionnelle dans le canton de Neuchâtel. Le pianiste et professeur Marc Pantillon (à gauche) et l'ancien député Armand Blaser l'ont répété en annonçant le lancement d'une initiative en faveur de l'antenne neuchâteloise de la Haute école de musique.

KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

(sda-ats)

Les opposants à la fermeture de l'antenne neuchâteloise de la Haute école de musique (HEM) de Genève ne baissent pas les bras. Ils vont lancer une initiative en faveur du maintien d'une formation musicale professionnelle dans le canton de Neuchâtel.

"Le peuple doit décider", a expliqué lundi Armand Blaser, membre du comité d'initiative. La récolte des signatures débutera avec la publication du texte dans la Feuille officielle à la mi-juin. Les initiants auront alors six mois pour récolter 4500 signatures.

L'initiative, rédigée sous forme d'une proposition générale, entend maintenir une formation musicale professionnelle accréditée qui délivre des titres de Bachelor et de Master. Elle précise que l'Etat veille à ce que cette formation rayonne sur l'ensemble de son territoire.

Ancien député socialiste, Armand Blaser a rappelé la mobilisation populaire en faveur du site neuchâtelois de la HEM. Une pétition en ligne contre cette fermeture avait récolté 25'000 signatures et des musiciens avaient accueilli les députés neuchâtelois lors de la session du Grand Conseil de décembre.

"On fait un calcul purement comptable sans tenir compte du terreau musical", a estimé Marc Pantillon, pianiste et également membre du comité d'initiative qui plaide en faveur d'un débat démocratique. Il a dénoncé l'attitude du Conseil d'Etat qui a tranché sans écouter les professeurs et les étudiants.

Et la semaine dernière, le Conseil d'Etat a reçu un soutien du Grand Conseil. Une majorité de députés ont refusé un postulat du groupe PopVertSol le priant d'étudier toute option alternative à une fermeture de cet établissement et lui demandant une analyse plus détaillée des économies envisagées.

Guerre des chiffres

Le comité d'initiative conteste aussi le potentiel d'économies lié à la fermeture du site neuchâtelois de la HEM. Le coût de l'école pour le canton de Neuchâtel est de 2,2 millions de francs par an sur un budget de 4,7 millions.

Mais l'économie réelle se monte à quelque 840'000 francs, selon l'association des professeurs et l'association des étudiants de la HEM. Le chiffre avancé par le Conseil d'Etat ne tiendrait pas compte selon elles des charges du bâtiment ou des retombées fiscales des collaborateurs établis dans le canton de Neuchâtel.

Pour le comité d'initiative, la fermeture de la HEM entraînerait un appauvrissement de l'offre culturelle régionale, la suppression d'une source de rayonnement pour le canton de Neuchâtel et la mise en danger de l'activité de nombreuses sociétés de musique.

Le Conseil d'Etat avait annoncé en fin d'année dernière la fermeture en 2021 de l'antenne neuchâteloise de la HEM, dans le cadre du plan de législature 2018-2021. Le canton espère ainsi économiser 2,2 millions de francs.

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ATS