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Israël, qui contrôle tous les accès à l'esplanade des Mosquées, a déployé des centaines de policiers supplémentaires dans et autour de la Vieille ville de Jérusalem.

KEYSTONE/AP/MAHMOUD ILLEAN

(sda-ats)

Les forces israéliennes ont renforcé vendredi leur présence à Jérusalem, après l'appel des Palestiniens à un "jour de rage" pour dénoncer la reconnaissance par Washington de la ville comme capitale d'Israël. Une décision qui doit faire l'objet d'une réunion de l'ONU.

Des manifestations étaient également prévues dans le monde musulman. Des milliers de personnes se sont ainsi rassemblées à Istanbul, au lendemain de celles qui ont eu lieu du Pakistan à la Jordanie. Des manifestants y ont brûlé des portraits du président américain.

Au lendemain de l'appel du mouvement islamiste Hamas à une "nouvelle intifada", les groupes palestiniens ont déclaré ce vendredi "jour de rage". Des manifestations sont attendues après la grande prière musulmane à la mi-journée.

Mobilisation policière

Les yeux sont rivés sur Jérusalem et l'ultrasensible esplanade des Mosquées, où des milliers de fidèles sont attendus pour la prière. Le troisième lieu saint de l'islam, avec l'emblématique coupole dorée du dôme du Rocher, est également révéré par les juifs comme le mont du Temple et catalyse les tensions entre Israéliens et Palestiniens.

L'esplanade est située à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël. Les Palestiniens veulent en faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Mais selon les dirigeants palestiniens, la décision américaine préempte les négociations sur le statut de Jérusalem, l'une des questions les plus épineuses d'un éventuel règlement du conflit israélo-palestinien.

Israël, qui contrôle tous les accès à l'esplanade des Mosquées, a déployé des centaines de policiers supplémentaires dans et autour de la Vieille ville de Jérusalem, a affirmé un porte-parole de la police. La police n'a cependant pas imposé de restrictions d'âge pour accéder au lieu saint, contrairement à ce qu'elle fait habituellement dans les périodes de tensions, où elle interdit l'entrée aux hommes jeunes.

Le choix unilatéral de M. Trump de tourner le dos à des décennies de diplomatie des Etats-Unis et à la communauté internationale avait déjà provoqué jeudi des rassemblements et des troubles à travers la Cisjordanie et la bande de Gaza. Répandus, mais de faible intensité, ils avaient fait plus d'une vingtaine de blessés palestiniens par balles.

Boîte de Pandore ouverte

La communauté internationale craint que M. Trump n'ait ouvert la boîte de Pandore tant Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, constitue un sujet passionnel.

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est alarmée d'un retour "à des temps encore plus sombres". La décision américaine plonge la région "dans un cercle de feu" selon le président turc Recep Tayyip Erdogan. Même le grand allié saoudien des Etats-Unis a parlé d'acte "irresponsable".

Depuis la création d'Israël en 1948, la communauté internationale s'est gardée de reconnaître Jérusalem comme capitale. Elle considère que le "statut final" de Jérusalem doit être négocié.

Expulsion des Palestiniens?

Israël proclame tout Jérusalem comme sa capitale "éternelle et indivisible". La classe politique israélienne a accueilli la décision de Donald Trump comme la reconnaissance d'un fait incontestable, à commencer par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a salué un "jour historique".

En revanche, cette décision a provoqué chez les dirigeants palestiniens une colère sans précédent contre les Etats-Unis. Un cadre du Fatah, le parti dominant, a affirmé que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne recevrait pas le vice-président américain Mike Pence lors de son déplacement dans la région prochainement.

M. Abbas estime que les Américains ne peuvent plus continuer à assumer leur rôle historique de médiateur dans le processus de paix. "Si c'est ça les premiers signes de l'accord ultime, Dieu sait ce que sera l'accord en fin de compte: peut-être l'expulsion des Palestiniens Dieu sait où?", disait jeudi soir un membre de la direction palestinienne, Mohammed Shtayyeh.

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ATS