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Dans le cadre du réexamen des prix des médicaments, les membres d'Interpharma ont déposé des demandes auprès de l'OFSP pour plusieurs douzaines de produits. Ils souhaitent que la comparaison avec des produits équivalents sur le plan thérapeutique et/ou le cours du pouvoir d'achat soient aussi pris en compte.

Pour plusieurs douzaines de préparations, les entreprises demandent à l'OFSP de fixer le prix à l'aide du cours du pouvoir d'achat plutôt que du taux de change. Pour certaines, elles réclament en outre une comparaison transversale avec des produits équivalents sur le plan thérapeutique.

"Nettement surévalué"

Du point de vue d'Interpharma, l'Association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche, le taux de change actuel ne reflète pas la réalité économique et le franc suisse est "nettement surévalué". De ce fait, les coûts de la place pharmaceutique suisse ont augmenté d'environ 20% depuis trois ans.

Il n'est exigé d'aucune autre branche qu'elle baisse ses prix en Suisse uniquement parce que le cours du franc est en hausse, écrit Interpharma. Elle s'oppose donc à une détermination du prix des médicaments en Suisse se basant uniquement sur les prix pratiqués à l'étranger, selon son communiqué

Actions en justice

La nouvelle ordonnance qui sert de base au réexamen des prix ne prévoit plus la comparaison transversale avec des produits équivalents sur le plan thérapeutique. Pour Interpharma, c'est problématique: ce n'est pas dans l'intérêt de la Suisse "d'abandonner la formation du prix des médicaments aux pays étrangers et aux fluctuations spéculatives du marché des devises", selon elle.

Début avril, Interpharma avait indiqué que certains de ses membres examinaient la possibilité d'actions en justice. Ils disaient douter que l'abandon de la comparaison thérapeutique transversale soit légal, car celle-ci est basée sur la loi sur l'assurance maladie. Or cette dernière ne peut être modifiée que par le Parlement, et non par le gouvernement au niveau de l'ordonnance, selon Interpharma.

ATS