Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Déchets électroniques

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

Interpol a annoncé mardi la saisie dans le monde de plus d'un million et demi de tonnes de déchets illégaux en juin. Cela dans le cadre d'une opération présentée comme la plus grande jamais menée, avec la participation de 43 polices.

"Cela montre ce que l'on peut faire quand les pays oeuvrent ensemble pour détecter, interrompre et empêcher la criminalité en matière de pollution", s'est félicité Joseph Poux, du département étasunien de la Justice, cité dans un communiqué de l'agence de coopération policière internationale (Interpol), dont le siège est à Lyon.

L'opération, baptisée "Trente jours d'action", s'est étalée du 1er au 30 juin. Elle constitue un avertissement en direction de la criminalité spécialisée dans ce type de trafic, a relevé M. Poux.

Industrie automobile

Les déchets illégaux saisis sont pour l'essentiel des rebuts électroniques ou métalliques, provenant généralement de l'industrie automobile, précise Interpol dans son communiqué.

L'opération a permis de recenser 85 sites où avaient été déposés au total plus d'un million de tonnes de déchets. 326 personnes et 244 compagnies sont mises en cause pour des délits d'ordre criminel ou administratif.

Vers l'Asie et l'Afrique

Les résultats de l'opération ont confirmé que l'Asie et l'Afrique représentent les principales destinations des déchets exportés illégalement depuis l'Europe ou l'Amérique du Nord, un trafic existant aussi entre pays européens, relève Interpol.

Selon le communiqué, les autorités néerlandaises ont ainsi découvert plus de dix mille tonnes de déchets qui pourraient faire partie d'un trafic au sein même de l'Europe ou actif entre les Pays-Bas et l'Afrique occidentale, ou encore l'Asie du Sud ou du Sud-Est.

Laxisme mis à profit

L'opération a également permis la mise au jour de nouveaux circuits pour ce type de trafic, empêchant notamment le transfert de 300 tonnes de déchets dangereux depuis Chypre vers l'Amérique centrale, alors que cette dernière région n'était pas spécifiquement jusqu'ici liée à ce type de trafic.

Le trafic de déchets, dans lequel la criminalité organisée est active, cherche à profiter des différences existant entre les pays et les régions dans la gestion de ce type de produits, ou encore de législations laxistes. Son coût sur l'environnement est considérable, pouvant être à l'origine de la pollution des sols, de l'air ou de l'eau.

Ce phénomène figure pour ces cinq prochaines années comme l'une des priorités de l'Union européenne dans la lutte contre la criminalité organisée.

ATS