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Huit militants de Greenpeace s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (archives).

KEYSTONE/AP dapd/THOMAS WIECK

(sda-ats)

Six mois de prison avec sursis à six mois ferme ont été requis mardi en France à l'encontre de huit militants de Greenpeace. Ils s'étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (est) en octobre ainsi qu'à l'encontre d'un responsable de l'ONG écologiste.

La procureure Christelle Dumont a également réclamé devant la tribunal correctionnel de Thionville (est) une amende de 50'000 euros à l'encontre de Greenpeace France, représentée par son directeur général, Jean-François Julliard. "Greenpeace a franchi la bande rouge", a-t-elle souligné, demandant au tribunal de "sanctionner sévèrement tant la personne morale" que les militants.

Des peines de six mois avec sursis ont été requises à l'encontre de six des activistes et du responsable de la campagne nucléaire de l'ONG, YannickRousselet.

Six mois ferme ont été en outre demandés à l'encontre de deux adhérents de l'ONG, déjà condamnés pour s'être introduits sur deux autres sites nucléaires en France.

Vulnérabilité des sites

Poursuivis pour "intrusion en réunion et avec dégradation dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires", les activistes encouraient cinq ans d'emprisonnement et 75'000 euros d'amende.

Le 12 octobre, à l'aube, les huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés après avoir pénétré dans la centrale pour alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.

Ils avaient diffusé sur le compte Twitter de l'organisation écologiste la vidéo d'un feu d'artifice qu'ils disent avoir tiré tout près du bâtiment abritant la piscine à combustibles.

"Le débat (sur la vulnérabilité des piscines à combustible, ndlr) s'il est légitime, doit s'organiser en respect de la loi", a estimé Mme Dumont.

L'avocat d'EDF (opérateur énergétique français, ndlr), Me Thibault de Montbrial, a évalué pour sa part le préjudice moral et matériel à plus de 700'000 euros.

Lanceurs d'alerte

Deux jours avant cette intrusion, un rapport d'experts mandatés par Greenpeace pointait du doigt des piscines de stockage du combustible usé particulièrement vulnérables aux attaques extérieures.

"Greenpeace assume l'organisation, la mise en oeuvre et la communication de cette action", a affirmé mardi à la barre Jean-François Julliard. "Mener une action illégale comme celle-ci n'est pas dans l'objet de notre association, mais notre devoir de lanceur d'alerte" oblige "à trouver le moyen de créer un débat public", a-t-il exposé.

"On est des lanceurs d'alerte avant tout", avait dit avant l'audience Maxime, un militant antinucléaire de 35 ans. "Ce qu'on a fait n'est pas si grave en comparaison avec les risques que prend l'exploitant en laissant les piscines non protégées des actes de malveillance", avait-il soutenu.

Enquête parlementaire

Une nouvelle intrusion, sur le site nucléaire de Cruas-Meysse (sud) de 22 activistes de Greenpeace le 28 novembre 2017, avait entraîné la création d'une commission d'enquête parlementaire en France sur "la sûreté et la sécurité des installations nucléaires", à l'initiative des députés de la majorité présidentielle.

En 2014, 55 militants de l'organisation écologiste avaient été condamnés à deux mois de prison avec sursis pour s'être introduits dans la centrale de Fessenheim (est).

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ATS