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La contestation devrait aussi s'inviter en 2012 aux assemblées générales des principales sociétés cotées en Suisse. Pour la fondation Ethos, la pression et le dialogue ont notamment conduit l'an dernier à davantage de votes consultatifs sur les rémunérations des dirigeants.

En 2012, 48 parmi les 100 plus grandes sociétés cotées proposeront ainsi un vote "Say on Pay" sur les salaires des instances dirigeantes, contre 45 en 2011. "Une pratique qui doit devenir annuelle, et, à terme, la règle", a martelé jeudi le directeur de la Fondation Ethos Dominique Biedermann devant la presse à Zurich.

"Les actionnaires sont davantage conscients de leur rôle et de leurs obligations", a-t-il souligné. Un progrès plutôt encourageant que la fondation genevoise pour le développement durable met sur le compte de son action en faveur de la transparence.

Ainsi, 94% des sociétés cotées promettent la publication sur Internet des procès-verbaux d'assemblées générales. Elles seront 51% à organiser un vote électronique (49% en 2011) et 86% à publier le décompte précis de voix (80% en 2011).

Rémunération des dirigeants

L'an dernier, la rémunération des dirigeants et les augmentations de capital ont figuré en tête des thématiques controversées, avec 13% d'opposition. L'élection du conseil d'administration a recueilli 96,4% d'approbation contre 97,3% en 2010 et la décharge du conseil en question 96,3% contre 96,6%.

Pour la saison des assemblées générales qui débute avec Novartis le 23 février, la fondation s'attend à la même tendance. Sauf qu'il reste à motiver près de la moitié des investisseurs, pour la majorité institutionnels, à voter.

Ethos, qui regroupe plus de 120 caisses de pension et fondations d'utilité publique suisses, émet à travers sa société Ethos Services des recommandations de vote. Elle déplore que le taux de non-participation stagne autour de 45%.

ATS