Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'ex-Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a cessé mercredi sa grève de la faim, a annoncé le médecin allemand Lutz Harms qui la soigne à l'hôpital de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. L'opposante avait cessé de s'alimenter le 20 avril.

"Elle a cessé sa grève de la faim. Nous reprenons un régime de nutrition normal", a déclaré M. Harms à des journalistes à l'hôpital où l'opposante âgée de 51 ans a été admise dans la matinée après avoir été transférée de la prison de Kharkiv. Pour le moment, Mme Timochenko ne boit que de l'eau et des jus.

"Nous allons introduire des aliments plus tard. Elle est très affaiblie. Il va falloir attendre plusieurs jours pour que son état se stabilise", a ajouté le médecin.

Le traitement de l'opposante, qui souffre de hernies discales, commencera graduellement: "L'utilisation de médicaments est pour le moment extrêmement limitée et les comprimés sont impossibles" à prendre après cette grève de la faim, a expliqué le docteur Harms.

Pas en état d'assister au procès

Interrogé sur la possibilité pour l'opposante d'assister à son nouveau procès qui doit reprendre le 21 mai, le spécialiste a répondu que cela était "très improbable, c'est bien trop court", a-t-il dit.

Egérie de la révolution Orange en Ukraine en 2004, Ioulia Timochenko a été incarcérée en août 2011 et condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir. L'opposante a toujours dénoncé ce procès comme une vengeance personnelle du président Viktor Ianoukovitch, son rival élu en 2010.

Boycott

Mme Timochenko observait depuis le 20 avril une grève de la faim pour protester contre des violences dont elle affirme avoir été victime en prison.

Alors que les critiques de l'Occident sur le sort de Mme Timochenko se sont amplifiées ces dernières semaines, Kiev a annoncé mardi l'annulation d'un sommet de dirigeants d'Europe centrale prévu à la fin de la semaine à Yalta (sud), après que celui-ci a été boycotté par la plupart des dirigeants invités.

ATS