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L'Irak a vécu jeudi l'une de ses journées les plus sanglantes depuis le départ des troupes américaines mi-décembre. Au moins 60 personnes ont été tuées et plus de 250 autres blessées lors d'une série d'attentats qui ont touché Bagdad et d'autres villes.

Les attentats ont été commis à l'aide de 16 voitures piégées, dont au moins une conduite par un kamikaze, huit bombes et un obus de mortier outre des attaques menées par des hommes armés.

Ces violences ont frappé au moins sept zones différentes de Bagdad et plusieurs villes des provinces de Salaheddine (nord) et Diyala (centre), Babylone (centre), Ninive (nord) et Kirkouk (nord), selon une source au ministère de l'Intérieur et des responsables de sécurité.

Il s'agit de la plus sanglante série d'attaques depuis le 14 janvier, lorsqu'un attentat suicide contre des pèlerins chiites avait fait au moins 53 morts près de Bassora (sud). Contrairement à ce dernier, la série de jeudi semblait viser en priorité les forces de l'ordre et les civils.

Communauté chiite visée

La tension demeure forte en Irak, qui connaît sa plus grave crise politique depuis le retrait des troupes américaines. Les attaques visent principalement la communauté chiite, laissant craindre une résurgence des violences interconfessionnelles qui avaient fait des dizaines de milliers de morts en 2006-2007.

La crise a débuté lorsque le premier ministre chiite, Nouri al Maliki, est entré en conflit avec plusieurs membres de son gouvernement soutenus par le bloc sunnite Irakia. Le président Jalal Talabani a proposé une "conférence nationale" pour venir à bout du conflit, pour laquelle aucune date n'a encore été fixée.

Des juges ont présenté la semaine passée une liste de 150 attaques perpétrées, selon eux, par des "escadrons de la mort" dirigés par le vice-président sunnite Tarek al Hachemi, réfugié au Kurdistan irakien. Nouri al Maliki avait tenté en décembre d'obtenir l'arrestation d'Hachemi, déclenchant une crise politique.

ATS