Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les derniers soldats américains ont quitté l'Irak dimanche à l'aube pour le Koweït, a confirmé un officier américain à un journaliste de l'AFP à la frontière. Ils achèvent ainsi le retrait total de ce pays qu'ils avaient envahi il y a près de neuf ans.

Le 20 mars 2003, les forces américaines avaient pénétré massivement en Irak pour renverser l'ancien dictateur Saddam Hussein, exécuté depuis. Il ne restera plus dans ce pays que 157 soldats américains chargés d'entraîner les forces irakiennes et un contingent de Marines pour protéger l'ambassade à Bagdad. Le dernier convoi a traversé la frontière à 07h30 locales (05h30 en Suisse ).

Un pays à reconstruire

L'armée américaine, qui a compté jusqu'à 170'000 hommes au plus fort de la lutte contre l'insurrection, a abandonné 505 bases en Irak. Elle laisse derrière elle un pays encore à reconstruire avec des institutions fragiles et une insurrection toujours vivace.

Pendant les huit années qui ont suivi l'invasion conduite par les Etats-Unis, il a fallu reconstruire entièrement l'armée et les forces de sécurité et mettre sur pied un nouveau système politique, dirigé par les partis chiites, à la place du régime sunnite du parti unique de Saddam Hussein.

L'Irak a désormais un Parlement où les débats sont parfois houleux, des élections multipartites et régulières et des forces de sécurité de plus de 900'000 hommes.

Pas prêt avant 2020

L'économie connaît quant à elle un rapide essor mais reste entièrement dépendante des exportations de pétrole, et le piètre état des services de base, comme l'alimentation en eau et en électricité, exaspère la population.

Avec le départ des Américains, les forces irakiennes perdent un appui logistique, en particulier des hélicoptères, et le renseignement technologique. Le pays ne sera pas en mesure avant au moins 2020 de défendre ses frontières, son espace aérien et ses eaux territoriales.

Les relations devraient rester fortes avec les Etats-Unis, qui devraient garder 16'000 personnes dans la plus grande ambassade au monde.

ATS