Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Plusieurs dizaines de manifestants ont attaqué, occupé et saccagé mardi à deux reprises l'ambassade britannique à Téhéran. Ils en ont réclamé la fermeture, faisant monter la tension avec les pays occidentaux autour du dossier nucléaire iranien. Ils ont également occupé l'ex-résidence britannique.

Les forces de l'ordre tentaient en début de soirée d'obtenir que les manifestants, présentés comme des "étudiants bassidjis" (islamistes) par les médias officiels, quittent les deux sites. La police anti-émeutes présente en force n'est pas intervenue lors de la première attaque de l'ambassade en début d'après-midi.

Evacués sans violence par les forces de l'ordre après une heure d'occupation, les manifestants ont à nouveau réussi en début de soirée à pénétrer dans la chancellerie. Ils ont notamment incendié des documents, en dépit d'une intervention de la police qui a fait plusieurs blessés et des appels des autorités à mettre fin à la manifestation.

Londres "scandalisé"

Un autre groupe de quelque 200 "étudiants" islamiques a attaqué au même moment le site de l'ancienne résidence britannique située au nord de Téhéran, où n'habite plus l'ambassadeur mais qui a conservé son statut diplomatique. Ils ont retenu pendant un certain temps six employés de l'ambassade avant que ces derniers ne soient libérés sur intervention de la police.

Le ministère britannique des Affaires étrangères s'est déclaré mardi "scandalisé" par "l'intrusion inacceptable" de manifestants dans son ambassade à Téhéran. Plusieurs autres pays, dont la France, l'Italie, la Russie et les Etats-Unis ont également vivement condamné l'attaque "inacceptable" contre la mission diplomatique britannique.

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a "regretté" mardi l'attaque et affirme avoir "demandé aux autorités de prendre immédiatement les mesures nécessaires" pour mettre fin à l'occupation de l'ambassade.

ATS