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"Sur toutes les questions économiques, financières et sécuritaires, je suis à droite. En revanche, je suis progressiste sur les questions familiales et environnementales", a affirmé Isabelle Moret (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Après Ignazio Cassis, Jacqueline de Quattro et Pierre Maudet, c'est au tour d'Isabelle Moret d'entrer dans la danse. La conseillère nationale vaudoise PLR a annoncé samedi être candidate à la candidature pour la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral.

"J'ai décidé de me lancer dans la course au Conseil fédéral", a-t-elle déclaré samedi soir au 19h30 de la RTS. "J'ai envie de relever ce défi passionnant". Ce n'était pas une ambition, a-t-elle assuré. "C'est plutôt venu petit à petit", mais très vite "je me suis dit, 'oui', le Conseil fédéral ça m'intéresse", a-t-elle ajouté.

Il fallait ensuite s'assurer qu'un certain nombre de conditions soient réunies, en particulier le soutien du parti, a poursuivi l'ancienne vice-présidente du PLR Suisse. Quant au fait d'être une femme, elle estime que ce n'est pas un élément décisif.

Ce qui est essentiel, "ce sont les qualités, les compétences, la capacité à dialoguer, à trouver des compromis", au sein du Conseil fédéral, mais aussi avec le Parlement. Une capacité à dialoguer qu'elle estime détenir. "J'ai des amis au sein de tous les partis politiques. J'ai aussi travaillé avec des parlementaires UDC sur le dossier de l'asile ou de la finance", précise Isabelle Moret dans un entretien avec Le Matin Dimanche.

Cette mère de deux enfants séparée insiste également sur son étiquette de libérale progressiste: "Sur toutes les questions économiques, financières et sécuritaires, je suis à droite. En revanche, je suis progressiste sur les questions familiales et environnementales."

Toutes les sensibilités

Quid du Tessin qui n'est plus représenté au Conseil fédéral depuis le retrait de Flavio Cotti (PDC) en 1999? Il faut qu'il y ait un tournus au sein du gouvernement pour que toutes les régions puissent être représentées, mais aussi toutes les sensibilités, indique l'avocate de profession qui siège au Conseil national depuis 2006 dans son interview à la RTS.

D'après elle, s'il y a deux Vaudois au sein du gouvernement, ce n'est pas un problème. "Et alors s'ils sont compétents? Il y a bien eu deux Zurichois, deux Bernois", a lancé la présidente des Hôpitaux suisses H+ qui s'est profilée sur les questions sociales et de santé sous la Coupole.

Isabelle Moret confie cependant au Matin Dimanche ne pas être une "monomaniaque de la santé". Au Conseil fédéral, elle se verrait bien aux Affaires étrangères: "Ce département me passionnerait, car il comporte de grands défis". A commencer par les relations avec l'Union européenne, qui sont centrales "pour une Suisse au coeur de l'Europe et notre prospérité."

Solidarité féminine

Pour l'instant, seul le conseiller national tessinois Ignazio Cassis a été officiellement désigné par sa section cantonale. Dans le canton de Vaud, la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro s'est également manifestée et le conseiller aux Etats Olivier Français se tient à disposition.

Mme de Quattro avait affirmé fin juillet qu'il n'y aurait pas de combat entre Isabelle Moret et elle. "Nous avons convenu que celle qui sera choisie sera soutenue par l'autre", avait-elle assuré. "Ce qui m'importe le plus, c'est qu'il y ait une femme sur ce ticket." Dimanche, elle n'était pas joignable pour une réaction.

La section vaudoise se prononcera jeudi. Frédéric Borloz, président du PLR vaudois, a d'ores et déjà affirmé privilégier à titre personnel une candidature cantonale unique. "Ce n'est pas une bonne idée de demander au groupe parlementaire de faire le choix à notre place", a-t-il dit dimanche au "12H30" de la RTS.

Suspense jusqu'au 20 septembre

A Genève, le conseiller d'Etat Pierre Maudet a annoncé vendredi qu'il se lançait dans la course. Sa candidature doit encore être formellement entérinée par le PLR genevois qui se réunira mardi soir.

A Fribourg, le nom du conseiller national et directeur de l'Union suisse des paysans Jacques Bourgeois circule pour une éventuelle candidature. Le parti communiquera mercredi matin sur ce sujet après une réunion de son état-major.

Didier Burkhalter se retirera en automne après huit ans au Conseil fédéral. La direction nationale du PLR a indiqué qu'elle souhaitait une candidature latine. Sa présidente Petra Gössi a exclu une candidature unique.

Les sections cantonales ont jusqu'au 11 août pour proposer des noms au parti suisse. Le groupe parlementaire décidera du ticket officiel le 1er septembre. L'élection aura lieu le 20 septembre.

ATS