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La cheffe du mouvement Gauche-Vert, Katrin Jakobsdottir, jouit d'une immense popularité: près d'un Islandais sur deux la verrait bien Première ministre, un capital confiance très supérieur à l'assise politique de sa formation.

KEYSTONE/EPA KJARNINN AGENCY/BIRGIR THOR HARDARSON

(sda-ats)

Les Islandais votaient samedi lors de législatives anticipées indécises. Ce scrutin pourrait voir une quadra de gauche battre l'establishment usé par les affaires depuis la crise de 2008 mais qui défend son bilan économique flatteur.

Il s'agit des quatrièmes législatives depuis la crise financière de 2008 qui a plongé la nation nordique dans le marasme, mis au jour les liens souvent troubles entre élites politiques et économiques, mais fait aussi émerger un mouvement populaire "anti-establishment".

Le scrutin devait se terminer à 22h00 locales (minuit en Suisse). Neuf partis sont en lice, du Parti de l'indépendance (conservateur, majorité sortante), au mouvement Gauche-Verts qui attire des électeurs déterminés à solder les années "fric" et prône d'affecter les fruits de la croissance à la redistribution.

Sa cheffe Katrin Jakobsdottir veut renverser la table: cette jeune quadragénaire jouit d'une immense popularité. Près d'un Islandais sur deux la verrait bien Première ministre, un capital confiance très supérieur à l'assise politique de sa formation.

Indicateurs au vert

Selon les derniers sondages, le Parti de l'indépendance, qui a siégé dans tous les gouvernements depuis 1980 hormis la parenthèse de 2009-2013, arriverait en tête. Il devrait recevoir le mandat de former une majorité. Et à ce jeu-là, il est loin d'avoir la partie gagnée.

Dans son fief de Gardabaer, près de Reykjavik, le Premier ministre Bjarni Benediktsson, héritier d'une famille fortunée, a défendu son bilan en votant.

"Si vous regardez seulement les indicateurs économiques, nous sommes très forts", a-t-il dit à l'AFPTV. "Nous n'avons pas besoin de grands changements de politique pour réussir en tant que nation. Je veux voir l'Islande prospérer", a ajouté le chef du Parti de l'indépendance, qui rallie sous sa bannière pêcheurs, eurosceptiques et entrepreneurs.

Les indicateurs sont tous au vert: après 7,2% en 2016, le pays affiche encore une croissance vigoureuse (3,4% au deuxième trimestre), un taux de chômage quasi résiduel, des investissements et des touristes qui déferlent.

Difficile unité de la gauche

Selon les sondages, le Parti de l'indépendance obtiendrait 17 sièges sur 63. Face à lui, le mouvement Gauche-Verts, les sociaux-démocrates et les Pirates totaliseraient ensemble jusqu'à 29 mandats. Trop court pour atteindre la majorité de 32 sièges, mais le ralliement d'un quatrième parti semble à portée.

L'histoire récente a toutefois montré combien les partis de gauche peinaient à s'entendre. Les conservateurs pourraient eux faire cause commune avec leurs anciens alliés du Parti du progrès, le Centre et les libéraux de Renaissance, crédités de 16 à 17 sièges au total.

En 2009, les sociaux-démocrates et le mouvement Gauche-Verts avaient pris les rênes de l'exécutif après la démission du gouvernement mené par le Parti de l'indépendance, perçu comme coresponsable de la crise. Forte de ce ras-le-bol, la gauche a présidé à la rédaction d'une nouvelle Constitution, "par" et "pour" les citoyens.

Mais ce texte n'a jamais été ratifié et, après l'austérité, l'aspiration des électeurs à la prospérité a pris le pas sur le désir de réforme. La droite est revenue aux responsabilités en 2013.

Les "casseroles" du Premier ministre

Ce retour a coïncidé avec l'ascension de Bjarni Benediktsson. Ministre de l'économie et des finances entre 2013 et 2016, son nom apparaît en 2016 dans les Panama Papers comme détenteur d'un compte offshore. Il devient malgré tout Premier ministre en janvier 2017 à la faveur de l'échec de la gauche à signer un programme commun.

La coalition est tombée au bout de neuf mois après le retrait d'un petit parti, le Premier ministre étant accusé d'avoir couvert son père dans un sordide imbroglio judiciaire.

M. Benediktsson a par ailleurs été mis en cause par plusieurs médias ayant montré qu'il avait vendu la quasi totalité de ses actifs juste avant la nationalisation d'une banque pendant la crise de 2008. Aucune preuve d'un éventuel délit d'initié n'a toutefois été apportée.

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ATS