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Scott Pruitt est le directeur de l'agence américaine de protection de l'environnement, mais est aussi climatosceptique.

KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS

(sda-ats)

Isolée sur la scène internationale, l'administration du président américain Trump a défendu vendredi son retrait de l'accord de Paris sur le climat, en s'en prenant aux Européens. Elle les a accusés de vouloir affaiblir l'économie américaine.

"Le président a pris une décision très courageuse (...) Nous n'avons aucune raison de nous excuser", a lancé Scott Pruitt, le directeur de l'agence de protection de l'environnement (EPA), qui est également un climatosceptique partisan du retrait de l'accord de lutte contre le réchauffement.

Alors que les pays européens se sont affichés, avec la Chine, comme les nouveaux porteurs de flambeaux de la "diplomatie climat", l'exécutif américain a accusé ces derniers de monter au créneau sur ce thème pour nuire aux Etats-Unis.

"La raison pour laquelle les dirigeants européens veulent que nous restions dans l'accord est qu'ils savent que cela va continuer à brider notre économie", a avancé M. Pruitt. Il a dénoncé ceux qu'il a qualifiés d'"exagérateurs du climat".

"Les leaders (...) restent"

Interrogé pour la énième fois sur la position du 45e président des Etats-Unis sur le réchauffement climatique, son porte-parole Sean Spicer a quant à lui esquivé: "Je n'ai pas eu l'occasion d'avoir cette discussion avec lui", a-t-il répondu devant une salle de presse médusée.

Après le retrait de l'accord annoncé jeudi par M. Trump, de New York à la Californie, plusieurs dizaines de villes et d'Etats américains ont immédiatement organisé la résistance. Ils ont promis qu'au niveau local l'Amérique continuerait d'avancer vers une économie verte.

De nombreuses figures du monde économique ont également fait part de leur déception et ont insisté sur l'urgence d'agir face au réchauffement. Dernier en date, Andrew Liveris, le directeur du groupe d'agrochimie américain Dow Chemical n'a pas mâché ses mots. "Les leaders ne quittent pas la table. Ils y restent", a-t-il lancé sur la chaîne d'informations financières CNBC.

ATS

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