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Le camp ultra-nationaliste en Israël intensifie son offensive législative tous azimuts contre les institutions classées à gauche, notamment les ONG. Il ne se soucie pas des craintes pour la démocratie que cette campagne suscite en Israël et à l'étranger.

Lundi soir, la Knesset (Parlement) a approuvé un projet de loi du gouvernement modifiant la composition de la commission de désignation des juges à la Cour suprême, la bête noire de l'extrême-droite et des ultra-orthodoxes religieux. Ce texte doit permettre la nomination d'un juge connu pour ses opinions de droite.

Et dimanche, l'extrême-droite avait voté sur deux propositions de loi visant le financement d'ONG israéliennes hostiles à l'occupation et à la colonisation des Territoires palestiniens. De plus, des députés qui dénoncent le comportement jugé "antinational" de certains journalistes proposent d'aggraver la législation sur la diffamation.

Vers une "dictature"

"Il s'agit ni plus ni moins d'instaurer une dictature de la majorité par cette triple offensive" qui vise les ONG, le pouvoir législatif et la liberté de la presse, a estimé lundi un commentateur de la radio publique.

Les propositions de loi sur les ONG prévoient de limiter leur financement par des Etats ou des institutions internationales qui cherchent "à influencer la politique diplomatique et sécuritaire d'Israël", et de les taxer de façon draconienne.

Si elles entraient en vigueur, ces deux lois permettraient de limiter les activités d'ONG marquées à gauche, qui reçoivent notamment des subventions de l'Union européenne.

En revanche, elles ne porteraient pas atteinte à des ONG de droite ou d'extrême-droite qui financent la colonisation grâce à l'appui d'organismes privés juifs ou fondamentalistes chrétiens, en particulier américains.

ATS