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Le texte a été approuvé à 64 voix contre 51 (archives).

KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN

(sda-ats)

Le Parlement israélien a adopté un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de zones de Jérusalem dans le cadre d'un futur accord de paix. Ce vote intervient après la reconnaissance par Trump de la ville comme capitale d'Israël.

Le texte, approuvé mardi à 64 voix contre 51, balaie encore plus les espoirs d'une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien.

Proposée par une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif, cette loi prévoit que toute cession aux Palestiniens de ce qu'Israël considère comme faisant partie de Jérusalem nécessitera un vote à la majorité des deux tiers des députés.

Elle permet également de modifier la définition "municipale" de Jérusalem, certains secteurs de la ville pouvant ainsi "être déclarés comme des entités séparées", selon un communiqué du Parlement.

Droit international violé

Israël occupe Jérusalem-Est et la Cisjordanie depuis la guerre de 1967 en violation du droit international. Il a ensuite annexé Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

L'Etat hébreu considère l'ensemble de Jérusalem comme sa capitale, tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. La question de Jérusalem est un des problèmes les plus épineux du conflit israélo-palestinien.

"Nôtres à jamais"

"Nous avons garanti l'unité de Jérusalem", a tweeté après le vote le ministre de l'Education Naftali Bennett, chef du Foyer juif. "Le mont des Oliviers, la Vieille ville et la cité de David resteront nôtres à jamais", a-t-il ajouté, faisant référence à des lieux situés dans la partie palestinienne de Jérusalem, dont le quartier de Silwan.

Dov Khenin, un député de l'opposition, a pour sa part estimé que cette nouvelle loi devrait être appelée "la loi pour empêcher la paix". Il craint qu'elle ne provoque "un bain de sang".

Palestiniens résolus à se battre

Pour le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, les Israéliens prennent de telles décisions parce qu'ils bénéficient du soutien des Etats-Unis. "L'administration américaine adopte les positions de l'occupation", a-t-il affirmé à la radio, assurant que les Palestiniens allaient "se battre contre les tentatives américaines et israéliennes d'imposer des solutions".

Annoncée le 6 décembre, la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël rompt avec des décennies de diplomatie étasunienne et internationale et continue à causer l'émoi dans les Territoires palestiniens.

Le bureau du président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé dans un communiqué que la résolution de Trump et cette loi équivalaient à "une déclaration de guerre au peuple palestinien et à son identité politique et religieuse". "Il s'agit d'un projet dangereux pour l'avenir de la région et du monde", ajoute le communiqué.

De son côté, le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a appelé M. Abbas à déclarer la fin des accords d'Oslo et l'OLP à revenir sur la reconnaissance d'Israël.

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ATS