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L'Etat hébreu a remis en détention administrative Mohammed Allan qui avait obtenu en août au prix d'une grève de la faim de 60 jours la levée de ce régime controversé d'emprisonnement illimité sans inculpation. Le Palestinien a repris sa grève de la faim.

La police a indiqué que Mohammed Allan avait été arrêté mercredi matin à l'hôpital d'Ashkélon (ouest), où il avait frôlé la mort avant que les autorités israéliennes ne suspendent sa détention administrative.

L'Etat hébreu a expliqué que, vu l'amélioration de son état de santé, "sa remise en liberté aurait représenté un danger pour la paix et la sécurité de la région". M. Allan "est actuellement en grève de la faim", a ensuite dit à l'AFP son avocat. Jamil al-Khatib a dit qu'il attendait de connaître les raisons de l'arrestation de son client, mais qu'il allait probablement saisir la Cour suprême israélienne.

Jusqu'alors quasiment inconnu, M. Allan, avocat de 31 ans à Naplouse en Cisjordanie occupée, est devenu le visage de la lutte contre la détention administrative.

Résolu à combattre

Il avait été arrêté le 6 novembre 2014 "sur la base de témoignages et d'informations selon lesquels il était en contact avec un activiste terroriste du Djihad islamique en vue de commettre des attentats de grande envergure", selon des sources sécuritaires israéliennes. Le Djihad islamique, organisation désignée comme terroriste par Israël, le présente comme l'un des siens.

Sa résolution à combattre son placement en détention administrative, éventuellement jusqu'à un décès, avait conduit les autorités israéliennes dans une impasse politique et humanitaire. Devant son état alarmant et des comas répétés, la Cour suprême avait fini par suspendre la détention administrative. M. Allan avait alors mis fin à sa grève de la faim.

ATS