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Le chef de file du M5S, Luigi Di Maio, demande que les propositions de son mouvement soient intégrées dans le plan économique pluriannuel de l'actuel gouvernement, qui devrait être présenté d'ici au 10 avril.

KEYSTONE/AP ANSA/CIRO FUSCO

(sda-ats)

Depuis le score historique du Mouvement 5 Etoiles (M5S) aux élections de dimanche en Italie, les premières demandes sont arrivées pour percevoir le revenu de citoyenneté. Cette sorte de revenu universel n'est encore qu'une promesse électorale du parti protestataire.

C'est arrivé dès lundi matin dans les Pouilles (sud) ou encore à Palerme (Sicile), où certains se sont rendus dans les centres locaux des impôts pour s'informer des modalités d'obtention du fameux "revenu de citoyenneté", mesure phare du programme du M5S, devenu dimanche le premier parti d'Italie.

"A ceux qui sont venus pour savoir si les formulaires étaient déjà prêts, nous avons fait une réponse technique en disant que, pour l'instant, aucune mesure ne prévoyait la mise en place d'un tel document", a déclaré le responsable d'un centre à Bari (Pouilles), cité par la Repubblica. Il assure qu'une cinquantaine de personnes, entre 30 et 45 ans, se sont présentées en trois jours au guichet.

"Les 5 Etoiles ont gagné. Donnez-nous les formulaires pour obtenir le revenu de citoyenneté", se sont entendus dire certains préposés à Giovinazzo, une commune voisine, tandis qu'à Palerme un centre a affiché: "Ici on n'effectue pas de démarches pour le revenu de citoyenneté".

Prime à la fainéantise

Le revenu de citoyenneté, qui figure dans le programme économique du M5S, prévoit de verser à toute personne majeure sans emploi et vivant sous le seuil de pauvreté, une allocation allant de 780 euros par mois (pour une personne seule) à 3000 euros pour un couple avec cinq enfants.

Le revenu est toutefois subordonné à plusieurs conditions comme s'engager à chercher un travail, à entreprendre une formation et à accepter l'une des trois premières propositions d'emploi qui vous est faite, sous peine de voir son versement supprimé.

Critiquée, voire brocardée par les autres partis pendant la campagne, la mesure a souvent été qualifiée de prime à l'inactivité, voire à la fainéantise. Selon plusieurs estimations parues dans la presse, elle coûterait à l'Etat italien une quinzaine de milliards d'euros par an si elle était appliquée, le pays figurant déjà parmi les plus endettés au monde.

Un argument qui a fait fleurir sur internet un faux formulaire de demande de revenu de citoyenneté sur lequel le demandeur assure: ne pas travailler, ne pas vouloir travailler, et croire au Père Noël...

Propositions économiques

De son côté, le chef du M5S, Luigi Di Maio, prépare des propositions en matière de politique économique pour trouver un terrain d'entente avec d'autres partis en vue de former un gouvernement. Il demande que ses propositions soient intégrées dans le plan économique pluriannuel de l'actuel gouvernement, qui devrait être présenté d'ici au 10 avril.

"Nous voulons avancer vite (...) Si les autres partis veulent proposer d'autres mesures qui pourront aider le peuple alors nous sommes prêts à en discuter", affirme M. Di Maio dans une interview au Corriere della Sera.

Tractations

Aucune majorité absolue ne s'est dessinée à l'issue du vote. Si le M5S est arrivé en tête avec 32% des voix, il a été devancé par le bloc de droite formé notamment par la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia, de Silvio Berlusconi (37%). Les tractations pour former un gouvernement pourraient prendre des semaines, voire des mois.

Certains commentateurs avancent qu'une alliance est possible entre le M5S et le Parti démocrate (centre gauche, au pouvoir). "C'est ce que les journaux écrivent, mais j'ai toujours dit que je discuterai avec tous les partis, sans exception", souligne Luigi Di Maio. Le parti antisystème, créé en 2009, a toujours exclu de former une coalition avec les partis traditionnels.

Toujours dans le Corriere, le président de la Chambre des députés, Renato Brunetta, membre de Forza Italia, assure que la coalition de droite espère obtenir elle aussi le soutien du Parti démocrate. "Nous essayons de voir si le PD sera en mesure de nous donner une forme de soutien", dit-il.

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ATS