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Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a été confirmé dans ses fonctions vendredi lors d'un vote de confiance des députés. Mais son aura est minée par des dissensions internes à sa coalition, ses ennuis judiciaires et une gestion critiquée de la crise financière.

La motion de confiance a été votée par 316 voix pour, soit sept voix de plus que la majorité requise, et 301 contre. En signe de protestation, l'opposition n'a pas participé au débat précédant le vote.

M. Berlusconi s'est réjoui du résultat en affirmant avoir "déjoué les stratagèmes de l'opposition" qui n'a pas voté au premier appel nominatif des députés, en espérant faire ainsi tomber le quorum de présences à la Chambre des députés et invalider le scrutin.

Colère des "indignés"

Le résultat du scrutin, malgré quelques défections dans les rangs de sa coalition de centre-droit, va accorder un nouveau répit au Cavaliere, qui a fêté récemment ses 75 ans et gouverne le pays depuis 2008. Il s'agissait du 51e vote de confiance remporté par son exécutif en trois ans.

A l'annonce du résultat du vote, des jeunes "indignés" qui avaient improvisé un sit-in, ont lancé des oeufs vers le siège de la Chambre des députés en criant "honte honte" et en rappelant la mobilisation prévue samedi à Rome où jusqu'à 200'000 manifestants sont attendus.

Popularité en chute

M. Berlusconi a vu sa popularité chuter à son plus bas niveau historique (24%) en septembre après des semaines de tergiversations de son gouvernement sur des mesures d'austérité budgétaire, qui ont fait grimper les taux obligataires et chuter la bourse pendant l'été.

Le Cavaliere s'était résolu à poser la question de confiance après avoir été mis en minorité mardi sur le premier article d'un texte législatif contenant le bilan 2010 de l'Etat italien. Sans ce texte technique, les budgets suivants ne peuvent pas être adoptés ni les mesures pour relancer l'économie.

ATS