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Les employés des transports publics italiens se sont mis en grève vendredi pour dénoncer les mesures de libéralisation annoncées par le gouvernement de Mario Monti. La circulation des bus, des trains et des tramways a été perturbée à travers tout le pays. Certaines liaisons ferroviaires avec la Suisse étaient également concernées.

Les CFF prévoyaient quatre annulations au total, alors que le porte-parole de l'exploitant de l'autoroute roulante RAlpin s'attendait à six annulations. Une manifestation a rassemblé des milliers de personnes à Rome. "Nous en avons assez de tous ces programmes gouvernementaux qui frappent toujours les plus faibles, les retraités et les salariés", a martelé un syndicaliste.

Hostilité croissante

Lundi dernier, les routiers et les chauffeurs de taxi avaient annoncé qu'ils poursuivraient leur mouvement de grève. Ils protestent notamment contre la hausse des taxes pétrolières et l'ouverture à la concurrence de secteurs protégés, comme les transports.

Ces manifestations traduisent l'opposition croissante que rencontre le plan du président du Conseil Mario Monti. Celui-ci prévoit une dérégulation dans plusieurs secteurs protégés de l'économie afin de favoriser la concurrence et la création d'emplois.

Ces mesures s'ajoutent à une réduction des dépenses et une hausse des prélèvements publics adoptées par le Parlement au mois de décembre. La hausse des taxes sur les carburants a entraîné une augmentation de 8,2% du prix du litre d'essence, désormais à 1,76 euro. Le prix du diesel a de son côté augmenté de 11,2% s'établissant à 1,71 euro.

ATS