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Les principaux syndicats italiens ont appelé lundi à une grève unitaire de trois heures contre les mesures de rigueur et la réforme des retraites du gouvernement Monti. Ce mouvement est le premier d'une série de grèves à travers le pays.

Ce lundi, un mouvement de grève de trois heures a concerné les ports, les autoroutes et les transports. Dans le secteur métallurgique, notamment chez le constructeur automobile Fiat, la grève a été de huit heures. Les ouvriers du livre s'étant joints au mouvement, il ne devrait pas y avoir de journaux dans les kiosques mardi.

Jeudi et vendredi, les transports publics seront en grève. Vendredi après-midi, ce sera le tour des banques. Les administrations, pour leur part, fermeront toute la journée lundi prochain.

Des rassemblements ont eu lieu dans toute l'Italie et en particulier devant le Parlement à Rome. Pour la première fois depuis six ans, les chefs des trois principaux syndicats du pays se sont retrouvés à la même tribune pour s'adresser aux grévistes.

"Nous ne renoncerons jamais"

"Nous ne renoncerons jamais à l'idée que le plan d'austérité doit être changé", parce qu'il "fait mal à tout le pays", du moment que "les mesures qu'il contient le mèneront à la récession", a lancé à la foule la secrétaire générale de la CGIL, le principal syndicat du pays.

Aucun gouvernement "ne peut passer sans consensus" et la présence de "technocrates" à la tête du pays "n'implique pas la fin des procédures démocratiques", a-t-elle ajouté, menaçant de poursuivre la grève.

Les trois responsables syndicaux avaient été reçus dimanche soir par le chef du gouvernement Mario Monti. Celui-ci a tenté de les convaincre que son plan, adopté dimanche dernier, contenait des "éléments d'équité" et il leur a rappelé la "situation d'extrême urgence financière" dans laquelle se trouve l'Italie, qui croule sous une dette colossale représentant environ 120% de son PIB.

ATS