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L'ex-commissaire européen Mario Monti, 68 ans, a été chargé dimanche soir de succéder au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi. Il s'est déclaré convaincu que l'Italie pouvait "vaincre" la crise de la dette grâce à "un effort collectif".

Cette nomination est intervenue à l'issue d'une intense journée de consultations politiques au palais présidentiel destinées à assurer un consensus et une majorité parlementaire à M. Monti. Selon la Constitution, sa nomination doit être approuvée dans les dix jours par les deux chambres du Parlement.

"Le pays doit redevenir un élément de force, non de faiblesse, dans une Union européenne dont avons été parmi les fondateurs", a dit M. Monti après avoir reçu son mandat du président de la République Giorgio Napolitano. "L'Italie peut vaincre la crise" économique grâce à "un effort collectif", a-t-il ajouté.

Il a promis de mener "avec un sens de l'urgence mais avec soin" des consultations en vue d'établir la composition de son cabinet.

Rassurer les marchés

La nomination de cet économiste respecté est intervenue à point nommé pour rassurer les marchés et les partenaires internationaux avant l'ouverture des marchés boursiers lundi matin, d'autant plus que cette journée sera marquée par une nouvelle émission obligataire faisant figure de test.

La tâche qui l'attend est titanesque, alors que l'Italie est au bord de l'asphyxie financière et croule sous une dette colossale (1900 milliards d'euros, 120 % du PIB). En saluant sa nomination, l'UE n'a pas manqué dimanche de préciser qu'elle continuerait à surveiller les réformes italiennes.

La perspective d'une majorité parlementaire semble ouverte pour M. Monti, un homme pondéré au nez toujours chaussé de lunettes, surnommé parfois "le cardinal", qui s'est taillé une réputation de compétence et d'indépendance comme commissaire européen pendant dix ans (1994-2004), d'abord au Marché intérieur puis à la Concurrence.

ATS