Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Mario Monti a réclamé lundi un peu de temps aux marchés pour former son équipe et mettre en oeuvre un programme, qui contiendra "des sacrifices". Son objectif est de récupérer la crédibilité perdue dans les derniers mois du gouvernement Berlusconi.

Après avoir reçu toute la journée des délégations politiques, le futur chef du gouvernement italien a annoncé devant la presse que les Italiens devront faire "peut-être des sacrifices", une fois qu'il aura prêté serment et lancé son programme de gouvernement.

D'autres consultations avec les partis politiques et avec les partenaires sociaux sont prévues mardi. Elles se termineront par la présentation par M. Monti d'une liste restreinte, sans doute d'une douzaine de ministres, au chef de l'Etat Giorgio Napolitano.

Besoin de temps

Selon le président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, le nouveau gouvernement obtiendra toutefois la confiance du parlement d'ici vendredi.

M. Monti a commenté la nervosité des marchés boursiers et obligataires lundi, en leur demandant du temps. En "démocratie, il y a des délais précis" pour préparer un gouvernement et son programme, a-t-il souligné, se disant "certain que les marchés seront patients et comprendront".

Sa désignation par le président avait été initialement saluée par les marchés mais l'inquiétude a repris le dessus notamment après une chute inattendue de la production industrielle en zone euro en septembre.

Surtout des technocrates

Le premier ministre désigné devrait constituer une équipe comprenant surtout des technocrates, même s'il a souligné qu'il aimerait y inclure des "politiques".

La grande inconnue sera la longévité de son équipe. M. Napolitano voudrait éviter des élections anticipées, car l'Italie doit placer d'ici avril 2012 pour 200 milliards d'euros d'obligations d'Etat. Un avis partagé par Mario Monti, qui estime que son gouvernement doit durer jusqu'au terme de la législature en 2013.

ATS