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L'ex-commissaire européen Mario Monti a obtenu mardi la confirmation par les grands partis italiens de leur soutien à son futur gouvernement. Il a en outre reçu l'appui des partenaires sociaux pour préparer un programme qui devrait contenir de nouveaux impôts.

Aussi bien le Parti démocrate (PD), principal mouvement de la gauche italienne, que le PDL de Silvio Berlusconi ont confirmé qu'ils soutiendront le gouvernement, sans poser de conditions.

Mario Monti doit rencontrer mercredi matin le président Giorgio Napolitano pour accepter officiellement de diriger le nouvel exécutif. La composition du nouveau gouvernement devrait être connue le même jour, a-t-on indiqué mardi de source politique.

"Sacrifices" annoncés

Les deux grandes formations rechignent en revanche à envoyer leurs représentants siéger au gouvernement, alors que M. Monti le leur a demandé afin de disposer d'une assise plus solide au parlement.

M. Monti a déjà averti que les Italiens doivent s'attendre "à des sacrifices". Il devra s'occuper de dossiers politiquement et socialement délicats, comme la question des retraites à l'ancienneté (après 40 ans de travail) ou de la flexibilité du marché du travail.

Pression des marchés

Un des représentants du patronat a assuré à M. Monti que les entrepreneurs, bien que plaidant pour un allègement de la fiscalité, étaient prêts à contribuer à d'éventuelles taxes supplémentaires pour sortir le pays de la crise.

Les marchés continuaient mardi de faire pression pour une prestation de serment rapide du nouvel exécutif italien: la Bourse de Milan perdait environ 1% une heure avant la clôture tandis que le taux des titres de dette italiens à 10 ans restait au-dessus du seuil périlleux des 7%.

L'Italie inquiète en raison de sa dette colossale de 1900 milliards d'euros, représentant 120% du PIB.

ATS