Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un nouvel attentat contre un symbole de la politique d'austérité a frappé samedi un bureau de l'agence de perception de l'impôt Equitalia à Livourne, au centre de l'Italie. La colère monte contre le gouvernement de Mario Monti, qui a notamment augmenté les impôts pour réduire le déficit budgétaire.

Le chef du gouvernement entend par ailleurs élargir les pouvoirs d'Equitalia dans le cadre de son offensive contre la fraude et l'évasion fiscales, qui privent le Trésor d'environ 120 milliards d'euros par an.

Selon l'agence de presse italienne ANSA, des bombes artisanales ont endommagé la façade du bâtiment où se trouve Equitalia. La police n'a fourni aucun détail supplémentaire.

Des heurts entre contribuables mécontents et policiers ont déjà récemment éclaté devant plusieurs perceptions du Trésor public, notamment à Naples.

La semaine dernière, un commerçant de 54 ans a pris en otage pendant plusieurs heures un responsable d'Equitalia, sous la menace d'une arme, avant de se rendre à la police. Des groupes anarchistes ont également envoyé ces derniers mois des lettres piégées à Equitalia.

Colis suspect

Vendredi, un colis suspect contenant une poudre blanche, mais pas de détonateur a ainsi été reçu par le bureau romain de l'entreprise publique chargée de la perception des impôts et des contraventions.

Vendredi, à Legnano, à 30 km au nord-ouest de Milan, des affiches portant les mots "Brigades rouges" et l'étoile à cinq branches du groupe armé d'extrême gauche ont été collées sur les murs de bâtiments publics, dont une perception.

En décembre, le directeur général d'Equitalia avait été blessé au doigt par une lettre piégée. En janvier, trois engins explosifs avaient sauté devant une succursale de l'entreprise à Naples.

Les attentats de ces derniers jours contre des symboles de la politique d'austérité ravivent les craintes d'une résurgence de la violence extrémiste qui a ensanglanté la péninsule dans les années 1970 et 1980.

ATS