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Le principal syndicat italien CGIL a promis de tout faire pour s'opposer à la réforme du marché du travail présentée mardi par Mario Monti. Après 3 heures de réunion, le président du Conseil a cependant affirmé avoir obtenu "un large soutien" du patronat et de la plus grande partie des syndicats.

Se disant satisfait d'avoir obtenu "un accord de principe" de la grande majorité des partenaires sociaux sur la réforme, M. Monti a annoncé mardi soir que "la rencontre finale entre le gouvernement et les partenaires sociaux aura lieu jeudi".

Il a toutefois indiqué qu'il "n'y a pas et n'y aura pas" d'accord consensuel, gravé dans le marbre, entre les partenaires sociaux à proposer tel quel au parlement.

La CGIL, qui revendique six millions de membres, doit décider mercredi des actions à mener contre la réforme présentée par le gouvernement. Elle s'est avérée plus radicale que prévu puisque l'assouplissement des procédures de licenciement ne concernera pas seulement les nouveaux embauchés mais l'ensemble des salariés.

Deux vitesses

Mario Monti dénonce une situation actuelle à deux vitesses. Les salariés en contrat à durée indéterminée dans les entreprises de plus de 15 employés jouissent d'un statut quasiment inattaquable mais les salariés des petites entreprises ou avec un emploi précaire ne disposent pratiquement d'aucune protection.

Certains syndicats jugent que la dualité du marché du travail est due à un abus des contrats précaires. M. Monti propose de rendre l'utilisation des contrats précaires plus coûteuse mais aussi de faciliter les licenciements individuels.

Mario Monti présente sa réforme du marché du travail comme une priorité de son action à la tête de l'Italie. Il a jusqu'à présent évité de grands conflits sociaux mais certains syndicats considèrent qu'ils ne peuvent accepter sa réforme du marché du travail après avoir déjà beaucoup cédé depuis novembre en raison de l'atmosphère d'urgence nationale ayant saisi l'Italie.

ATS