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Les accusations de viol d'une jeune Italienne ont entraîné samedi soir à Turin un raid punitif contre un camp de de Roms, incendié. Aucune victime n'est à déplorer. Mais les accusations de Sandra, seize ans, se sont ensuite révélées fausses.

Sandra avait inventé ce viol pour justifier la perte de sa virginité auprès de sa famille, qui lui faisait faire régulièrement des contrôles chez le gynécologue. "Ce sont deux gitans qui m'ont violée alors que je rentrais à la maison", avait-elle affirmé, provoquant une vague d'indignation dans le quartier Vallette de la banlieue de Turin.

Bâtons, pierres et explosifs

Une marche pacifique de protestation organisée samedi soir a dégénéré en expédition punitive: une centaine de personnes armées de bâtons, de pierres et d'explosifs artisanaux s'est attaquée au camp de nomades, mettant le feu aux voitures et aux baraquements.

Pour mettre fin à ce déchaînement de violences, les carabiniers ont conduit sur place le frère de la prétendue victime, qui a lancé à la foule: "Arrêtez-vous, Sandra a menti, elle avait peur d'être grondée". "Je n'ai pas été forcée à avoir ce rapport sexuel", a avoué la jeune fille de 16 ans lors d'un interrogatoire à la caserne des carabiniers.

Suite à ces incidents, un jeune de 20 ans et un homme de 59 ans ont été arrêtés pour violences aggravées.

"Non aux lynchages qui veulent faire prévaloir la haine et la violence", a réagi le maire de Turin Piero Fassino (Parti démocrate, gauche). "Il est inacceptable qu'aient lieu des manifestations de lynchage envers des personnes innocentes pour la seule raison qu'elles sont étrangères", a-t-il ajouté.

ATS