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Silvio Berlusconi a confirmé mercredi qu'il démissionnerait de la présidence du Conseil italien une fois entérinées les réformes économiques d'urgence réclamées par l'UE. Il a en outre défendu sa préférence pour la tenue de législatives anticipées, auxquelles il ne se présentera pas.

Le scrutin pourrait se tenir au début du mois de février et l'ancien ministre de la Justice Angelino Alfano, actuel secrétaire général de son parti, le Peuple de la liberté (PDL, droite), en sera le candidat au poste de président du Conseil, souhaite l'actuel chef de gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"Nous devons d'urgence adresser à l'Europe et au monde un signal fort montrant que nous prenons la situation au sérieux", a-t-il ajouté par téléphone lors d'une émission télévisée, au moment où les experts de l'Union Européenne entamaient leur mission de surveillance de la mise en oeuvre des engagements budgétaires et des réformes de l'Italie.

Rétablir la confiance

Le président de la République Giorgio Napolitano a préconisé des mesures immédiates pour rétablir la confiance des marchés financiers et a estimé que la nouvelle loi de stabilité financière serait adoptée d'ici quelques jours.

Le président du Sénat, Renato Schiffani, va demander aux élus d'adopter cette loi d'ici la fin de la semaine, indique-t-on de source politique. Son homologue de la Chambre des députés va lui aussi faire en sorte que la loi soit adoptée définitivement d'ici dimanche.

Président inquiet

Très inquiet de l'évolution négative des taux, M. Napolitano a par ailleurs lancé un appel "à un changement dans les comportements des forces politiques et des institutions" y compris en brisant "de vieux tabous" pour sortir d'une situation "alarmante".

La formation d'un gouvernement d'union est le choix privilégié par nombre d'acteurs sur les marchés financiers et par l'opposition. Le sénateur Claudio Micheloni et le député Franco Narducci, élus du Parti démocrate (PD, centre-gauche) qui résident en Suisse, ont ainsi indiqué à l'ats souhaiter la formation d'un tel cabinet, pour éviter une période de "vide" exacerbé par une campagne électorale.

ATS