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Italie: un robot informatique pour traquer les fraudeurs du fisc

Ce contenu a été publié le 20 août 2013 - 17:43
(Keystone-ATS)

Le fisc italien s'est doté d'un "redditometro", robot informatique capable de traquer plus efficacement les fraudeurs. Cet outil a suscité critiques et crispations mardi au lendemain de son entrée en service.

Le "redditometro", soit l"indicateur de richesse" est un outil informatique qui permet de recouper les déclarations de revenus et les dépenses de plus de 35'000 foyers italiens au cours des quatre dernières années. En cas d'écart de plus de 20% entre les sommes déclarées et les sommes dépensées, un contrôle fiscal est immédiatement déclenché.

"Les 007 du fisc", très redoutés par les Italiens, sont en réalité des dizaines d'ordinateurs reliés à différentes banques de données contenant les traces de transactions effectuées par les contribuables.

Gros fraudeurs et faux pauvres débusqués

Tout est examiné: de l'achat d'un véhicule à la contraction d'un prêt immobilier, des petites dépenses vestimentaires ou alimentaires aux investissements financiers. Le robot informatique permet de "débusquer les gros fraudeurs et les faux pauvres", selon le directeur adjoint du fisc.

Le robot entré en fonction lundi est une version "revue et corrigée" du premier "redditometro" introduit en 2010 par le gouvernement de Silvio Berlusconi, rappelle la presse. L'outil de traque des fraudeurs du fisc a été au coeur de vives polémiques au cours de la dernière campagne électorale pour les législatives de février.

Ce système informatique a permis à l'Etat italien de récupérer 116 millions d'euros (143 millions de francs) en 2011 et seulement 30 millions d'euros sur les 708 millions prévus en 2012: des sommes jugées "dérisoires" par rapport au montant total de la fraude fiscale en Italie estimé à 120 milliards d'euros par an.

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