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"Mon coeur balance, mais je renonce", annonce Jacques Bourgeois (archives)

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Le conseiller national Jacques Bourgeois (PLR/FR) renonce à briguer la succession de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Le président de l'Union suisse des paysans veut s'engager "à 200%" dans la campagne pour la votation du 24 septembre sur la sécurité alimentaire.

"Même si nous ne devons pas affronter un fort vent contraire, il est impossible de jouer sur deux tableaux en même temps", explique-t-il à la RTS et dans une interview publiée mercredi par "La Liberté" et les journaux du groupe ESH. L'élection du nouveau conseiller fédéral est prévue le 20 septembre, quatre jours seulement avant la votation.

L'arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire est un contre-projet à l'initiative de l’Union suisse des paysans. En tant que directeur "je devrai m’engager en première ligne ces prochaines semaines" dans cette campagne, ajoute-t-il.

Ce vote constitue à ses yeux "un enjeu capital pour la population suisse, les consommateurs, la filière agroalimentaire et les familles paysannes". Mener deux campagnes aurait été humainement impossible, conclut-il.

Grande expérience

Pourtant, il dit avoir les épaules. Agé de 59 ans, le défenseur des paysans souligne que "la responsabilité de la fonction de conseiller fédéral (l')intéresse clairement" et qu'il "correspond au profil établi" par le PLR.

Il assure par ailleurs que l'accident cardiaque qu'il a subi en 2012 n'a pas influencé son choix. "Je me sens en pleine forme et les examens réguliers auxquels je me soumets à l’hôpital le confirment. Il n’y a plus aucune appréhension à ce niveau", assure-t-il.

Homme d'expérience qui siège depuis dix ans sous la Coupole, ancien député au Grand Conseil fribourgeois, il est un des parlementaires les plus influents à Berne, d'après un classement du quotidien alémanique Tagesanzeiger. Malgré ses atouts, Jacques Bourgeois a dû se rendre à l'évidence.

Pas propice

La situation actuelle jouait en sa défaveur. Le conseiller national tessinois Ignazio Cassis, Pierre Maudet et Isabelle Moret partent favoris pour figurer sur le ticket PLR.

Sans oublier qu'un autre Fribourgeois, Alain Berset, siège déjà au Conseil fédéral et avec Ueli Maurer et Guy Parmelin, le monde agricole ne manque pas de représentants au sein du collège.

"Il est clair que le contexte actuel, avec le débat autour de la représentation du Tessin et des femmes, n’est pas le plus propice", estime le conseiller national fribourgeois. "Même si j’ai eu pas mal d’échos positifs de parlementaires fédéraux, de tous bords politiques, lorsque nous évoquions une éventuelle candidature."

Cette idée aurait plu au PLR fribourgeois qu'il lui aurait accordé tout son soutien. Le comité directeur réuni mercredi matin a dit prendre acte de sa décision, mais il aurait voulu débattre avant avec le principal concerné.

Pour l'heure, le suspense se poursuit. Il faudra attendre le 1er septembre pour voir le groupe PLR aux Chambres désigner son ticket et le 20 septembre l'élection par l'Assemblée fédérale.

ATS