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L'ancien champion du monde de Formule 1 Jacques Villeneuve dit avoir reçu des menaces après des critiques formulées jeudi à l'encontre du mouvement étudiant. Il avait plus ou moins traité les étudiants grévistes d'enfants gâtés.

Le champion du monde 1997 dit avoir reçu "un paquet de courriels injurieux, insultants, même certains dangereux", allant jusqu'à des "menaces de mort", selon le quotidien "La Presse". "Pour des gens qui prônent la liberté d'expression", dit-il à propos des étudiants, "je trouve ça ridicule qu'on n'ait pas le droit de dire ce qu'on pense".

Malgré les menaces dont il dit avoir été l'objet, le pilote québécois n'a pas mâché ses mots vendredi. Interrogé sur l'intention de certaines organisations étudiantes de bloquer les stations de métro qui mènent à l'île Notre-Dame, où se déroulera dimanche le Grand Prix du Canada, Jacques Villeneuve a répondu: "S'ils bloquaient les wagons, ce serait un acte terroriste, tout simplement".

Retourner à l'école

Ces menaces interviennent après les critiques formulées jeudi par l'ancien champion du monde à propos du mouvement étudiant. Celui-ci est représenté, selon lui, par "des gens qui passent leur temps à se plaindre. C'est devenu un peu ridicule", avait-il déclaré. "Ils ont parlé, nous avons entendu, et maintenant c'est le temps de retourner à l'école".

"Je pense que ces gens ont grandi sans jamais entendre leurs parents leur dire non. C'est ce qu'on voit dans les rues en ce moment", avait ajouté le pilote.

Le cocktail d'ouverture du Grand Prix a été perturbé par 100 à 200 manifestants jeudi soir, étudiants et anticapitalistes radicaux. Après avoir défilé devant le bâtiment où se déroulait la réception, ils sont allés perturber les festivités du centre ville. Trente-neuf personnes ont été arrêtées au total.

ATS