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Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a procédé vendredi à un large remaniement de son gouvernement afin d'obtenir le soutien de l'opposition à un projet de hausse de la taxe sur la consommation. Il a limogé cinq ministres, dont celui controversé de la Défense.

Sixième Premier ministre en l'espace de cinq ans, M. Noda est déjà en baisse dans les sondages après seulement quatre mois au pouvoir. Afin de relancer la dynamique, il a appelé à ses côtés un poids lourd du Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche), Katsuya Okada, nommé au nouveau poste de vice-Premier ministre.

A ce titre, ce politicien expérimenté sera notamment chargé de la réforme de la taxe sur la consommation et du système de protection sociale, deux dossiers ultra-sensibles. Le porte-parole a déclaré que l'arrivée de M. Okada allait contribuer aux efforts du gouvernement sur ces sujets majeurs.

Les principaux ministres, notamment ceux des Finances et des Affaires étrangères, ont été reconduits dans leurs fonctions. En revanche, le ministre de la Défense, Yasuo Ichikawa, et le ministre de la Consommation et de la Sécurité publique, Kenji Yamaoka, tous deux censurés en décembre par le Sénat contrôlé par l'opposition, quittent le gouvernement.

Défense

M. Ichikawa était très critiqué depuis sa nomination il y a quatre mois pour son ignorance avouée en matière de défense. Le portefeuille de la Défense a été confié à Naoki Tanaka, 71 ans, gendre de l'ancien Premier ministre Kakuei Tanaka.

M. Yamaoka avait lui été la cible des critiques de l'opposition conservatrice au Sénat pour avoir soutenu des projets d'investissements jugés douteux.

Ce remaniement écarte donc deux bêtes noires de l'opposition. Le Premier ministre Noda espère obtenir ainsi le soutien des conservateurs du Parti Libéral-Démocrate (PLD) à son projet de hausse de la taxe sur la consommation.

Actuellement de 5%, M. Noda voudrait qu'elle passe à 8% en avril 2014 et 10% en octobre 2015, afin de financer le système de protection sociale, sous pression du fait du vieillissement de la population et de la baisse du nombre des naissances.

ATS