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Un nouveau document du ministère japonais de l'Environnement publié vendredi confirme des niveaux très élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée autour de la centrale accidentée de Fukushima. Certains lieux resteront inhabitables.

Selon le rapport, les niveaux de radioactivité peuvent monter à 470 millisieverts par an. La norme habituelle en conditions normales est de moins de 1 millisievert par an.

Ce sommet a été atteint dans la ville de Futaba, l'une de celles situées dans une bande nord-ouest au départ du site atomique mis en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Dispersion hétérogène

Ailleurs, y compris dans la même cité, les niveaux peuvent être très inférieurs et même proches de la normale, ce qui prouve une dispersion très hétérogène de la contamination, phénomène qui ne facilite pas la tâche des autorités.

Alors qu'actuellement la zone interdite et évacuée s'étend sur un rayon de 20 kilomètres autour du complexe atomique (territoire auquel ont été ajoutées quelques localités plus distantes très touchées), le gouvernement japonais va redécouper cet ensemble en fonction des niveaux de contamination réellement constatés à chaque endroit.

"Zone d'habitat limité"

Sur la base du rapport final du ministère de l'Environnement attendu dans les prochaines semaines, il devrait décréter inhabitables tous les lieux présentant une radioactivité supérieure à 50 millisieverts par an. Parallèlement, il va créer une "zone de préparation au retour" là où la dose d'exposition aux radiations est comprise entre 1 et 20 millisieverts par an.

Cette aire sera en priorité décontaminée, pour s'approcher le plus possible de 1 millisievert par an, limite légale habituelle. Cependant, pour rendre les lieux vivables, il faudra aussi remettre en état les infrastructures, après neuf mois d'inactivité et du fait des dégâts causés par le séisme et le tsunami.

ATS