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Jean-Luc Mélenchon maintient qu'il est victime d'un traquenard

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a été entendu pendant cinq heures à Nanterre dans le cadre des enquêtes ouvertes par le parquet sur les assistants parlementaires européens de LFI et les comptes de la campagne présidentielle.

KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

(sda-ats)

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a maintenu jeudi sa dénonciation d'une "police politique" lancée contre lui dans le cadre d'un "traquenard". Il a été entendu par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption.

L'ancien candidat à la présidentielle, qui revendique un rôle de premier opposant au gouvernement, a été entendu pendant cinq heures à Nanterre. Des enquêtes ont été ouvertes par le parquet sur les assistants parlementaires européens de LFI et les comptes de la campagne présidentielle.

"C'est un traquenard, c'est une opération de police politique", a-t-il lancé à sa sortie. "Je ne mets pas en cause la police, mais en cause la police politique, c'est-à-dire la décision politique d'instrumentaliser des magistrats et des policiers pour essayer de faire un mauvais sort à l'un des chefs de l'opposition."

"Enfoncer des portes ouvertes"

"Cinq heures pour enfoncer des portes ouvertes", a-t-il déploré. Il a assuré avoir déjà répondu à toutes les questions qui lui ont été posées, notamment sur les assistants européens LFI.

Tout en appelant à une "désescalade" judiciaire, le chef du groupe parlementaire LFI n'a pas reculé d'un pouce dans sa critique d'une opération qu'il a décrite comme télécommandée par le chef de l'Etat, alors que le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé l'indépendance de la justice.

Une troisième procédure pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique a été lancée mercredi contre Jean-Luc Mélenchon, à la suite d'une perquisition menée mardi au siège de LFI, au cours de laquelle le dirigeant de la gauche radicale et ses proches ont vivement apostrophé des policiers et le procureur, et défoncé la porte du local.

Tempérament "méditerranéen"

"Je pense que ça serait à l'honneur de Jean-Luc Mélenchon de s'excuser auprès des fonctionnaires de police qu'il a maltraités et auprès de la justice qu'il a insultée en remettant en cause son indépendance", a estimé jeudi sur Public Sénat le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. "J'ai pensé qu'il avait fondu un plomb."

Loin de reconnaître un dérapage, Jean-Luc Mélenchon a renouvelé jeudi sa défense d'un "parler fort" et d'une colère juste. Il avait revendiqué la veille un tempérament "méditerranéen".

Il a par ailleurs annoncé le dépôt de quatre plaintes pour violences policières lors de la perquisition au siège de LFI mardi : "Quatre plaintes sont déposées par mes amis, car il y eu une bousculade dans laquelle ils ont été précipités à terre", a-t-il dit, expliquant leur avoir conseillé de porter plainte après l'annonce de l'ouverture d'une procédure par le parquet.

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