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Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, a officialisé samedi sa candidature face à Marine Le Pen, Front national, aux législatives françaises. Il se présente dans le fief de la dirigeante de l'extrême droite, à Hénin-Beaumont (nord).

"Je forme le voeu que les citoyens veuillent majoritairement être représentés à l'Assemblée nationale par quelqu'un qui porte comme réponse à la crise le social et pas l'ethnique", a-t-il dit. "Oui je propose ma candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais", a-t-il déclaré sur France 3 Nord/Pas-de-Calais.

"Je suis un citoyen et partout chez moi", a-t-il ajouté, alors qu'on l'interrogeait sur sa légitimité à se présenter dans cette circonscription.

"Langage sans concessions"

"Je représente la République et l'idée qui est née ici dans ce bassin minier, du mouvement ouvrier qui a trouvé un nouveau prolongement dans le programme que je présente, 'l'humain d'abord'. Voilà quelle est ma légitimité et c'est celle de tout Français qui est partout chez lui sur le territoire de la République", a-t-il poursuivi, se disant "sûr que ce langage sans concessions sera bien compris ici".

Sa candidature a été qualifiée d'"épiphénomène" par Marine Le Pen. Cette dernière doit officialiser lundi sa candidature à Hénin-Beaumont, où elle a été conseillère municipale de 2008 à 2011.

Dimension nationale

L'affrontement entre Jean-Luc Mélenchon, révélation de la campagne présidentielle avec ses meetings géants, et la patronne du Front national qui a porté le score de son parti à un niveau historique, prendra une dimension nationale.

Jean-Luc Mélenchon avait fait de Marine Le Pen sa principale adversaire pendant la présidentielle, mais a échoué à la devancer avec seulement 11,1% des voix contre 17,9% lors du premier tour, le 22 avril.

Dans la circonscription d'Hénin-Beaumont, la présidente du FN était arrivée en tête avec 31,42% des voix, devant le socialiste François Hollande (28,75%), le président de droite sortant Nicolas Sarkozy (15,79%) et Jean-Luc Mélenchon (14,85%).

ATS