Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Jean-Marie Le Pen a été condamné mercredi à 30'000 euros (32'660 francs) d'amende pour ses nouveaux propos sur les chambres à gaz. Cette peine vient s'ajouter aux multiples ennuis judiciaires du co-fondateur du parti français d'extrême droite, le Front national.

Le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable de contestation de crime contre l'humanité et a rejeté l'immunité parlementaire qu'invoquait le cofondateur du parti d'extrême-droite, aujourd'hui député européen. M. Le Pen avait qualifié les chambres à gaz de "détail" de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Les juges ont également ordonné, à titre de peine complémentaire, la publication d'un communiqué judiciaire dans trois journaux. M. Le Pen a en outre été condamné à verser au total 10'001 euros de dommages et intérêts à trois associations.

Jean-Marie Le Pen, 87 ans, a déjà été condamné à deux reprises par la justice française pour ces propos, tenus pour la première fois en 1987. Ils lui ont aussi valu en 2015 d'être exclu par sa fille Marine du parti qu'il a cofondé.

Rattrapé par les "Panama Papers"

Les ennuis judiciaires et financiers s'accumulent pour le président d'honneur du FN, rattrapé par le scandale des "Panama Papers" pour une société détenue par un proche que la justice soupçonne d'être un prête-nom, selon Le Monde.

Selon ses confidences au Journal du dimanche, les impôts réclament parallèlement à Jean-Marie Le Pen 368'382 euros et le Parlement européen 320'000 euros. "Je n'en paierai évidemment pas un centime, tout cela est abusif", a-t-il dit à l'hebdomadaire.

Le fondateur du FN fait en outre l'objet d'une enquête sur les assistants parlementaires des députés européens du parti qui lui a valu récemment une perquisition. Les soupçons portent sur des salaires versés à 20 assistants apparaissant dans l'organigramme du FN, laissant supposer qu'ils sont affectés à d'autres tâches que leurs seules fonctions parlementaires.

Enfin, Jean-Marie Le Pen fait l'objet d'une enquête sur des faits supposés de blanchiment de fraude fiscale et d'omission de déclaration de patrimoine à laquelle sont astreints les parlementaires.

ATS