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Le Vaudois Jean-Philippe Gaudin a dû laisser l'uniforme au placard après plus de 30 ans de carrière militaire.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

L'ex-chef du renseignement militaire Jean-Philippe Gaudin dirigera le Service de renseignement de la Confédération (SRC) dès le 1er juillet. Le Conseil fédéral a nommé mercredi ce Vaudois de 55 ans pour succéder à Markus Seiler, désormais secrétaire général du DFAE.

Avec la nomination du chef du SRC issu du même canton que lui, le ministre de la défense Guy Parmelin disposera de deux Romands à des postes clés de son département. Le Valaisan Philippe Rebord a repris les rênes de l'armée le 1er janvier 2017.

Un proche

Jean-Philippe Gaudin et le conseiller fédéral se tutoient. Leur rencontre remonte à une dizaine d'années. Parlementaire, Guy Parmelin est souvent venu le voir, a expliqué celui qui était alors chef du renseignement militaire. "Nous nous apprécions".

Le ministre de la défense a toutefois souligné que cette proximité n'avait clairement pas jouer un rôle dans la nomination. Quarante-neuf personnes dont trois femmes se sont portées candidates. Après la procédure de sélection menée conjointement avec d'anciens parlementaires, trois noms étaient encore sur la liste, dont celui le chef de la police cantonale neuchâteloise Pascal Luthi.

L'entretien personnel a joué un rôle important. Guy Parmelin s'est refusé à faire des comparaisons entre les différents candidats. Il a en revanche souligné les qualités de Jean-Philippe Gaudin: sa longue expérience notamment militaire, son réseau international solide et le grand avantage de venir de l'extérieur du SRC. Un atout que semble ne pas avoir pu jouer le chef suppléant du service Paul Zinniker.

Expérience militaire

En devenant chef du SRC, le brigadier vaudois va quitter son uniforme militaire pour un statut civil. Le déposer sera difficile a reconnu celui qui est depuis 2016 attaché de défense à Paris.

Après avoir travaillé à l'office du tourisme de Montreux, Jean-Philippe Gaudin est devenu en 1987 instructeur à l'armée. En 2000, il a commandé un bataillon de soutien logistique à l'OSCE en Bosnie et Herzégovine. Il y a eu ensuite un "après Sarajevo", selon ses propres mots. Il fallait être plus opérationnel.

Tout en poursuivant son perfectionnement en suivant des cours en Grande-Bretagne, en France et auprès de l'OTAN, le Vaudois a grimpé dans la hiérarchie du service de renseignement militaire. Il en deviendra le numéro deux en 2005 avant de diriger le service dès 2008.

Renseignement toujours

"Une fois que vous être dans le renseignement, vous ne le quittez plus", a-t-il lancé. Jean-Philippe Gaudin se veut loyal et combatif, mais aussi bon vivant. Il se fera discret dans les médias, a-t-il prévenu.

Sa nouvelle fonction représente un "challenge énorme mais très motivant". Et le nouveau chef d'affirmer qu'il n'a pas que des contacts aux Etats-Unis et à l'OTAN, "au contraire". La neutralité est un atout. De concert avec le ministre de la défense, il a insisté: le SRC n'est pas un service secret mais de renseignement.

Blason à redorer

Le Vaudois devra faire oublier les couacs qui ont entaché ce service ces dernières années. Dernier date, l'affaire Daniel M.. La délégation des commissions de gestion du Parlement a reproché au SRC d'avoir ignoré le droit en vigueur dans cette histoire d'espionnage impliquant un détective privé, ex-policier zurichois, entretemps condamné par la justice allemande.

Guy Parmelin s'est refusé à tout commentaire avant que le Conseil fédéral ait pris position cet automne. Même mutisme du côté de Jean-Philippe Gaudin qui va regarder ce qu'il faudra faire à l'interne.

Et de noter qu'un service peut aussi faire des erreurs. "Je ne suis pas persuadé" qu'il y ait un manque de confiance de la population envers le SRC. Plutôt un manque d'informations sur ce qu'il fait, a-t-il commenté.

Compétences élargies

Le SRC dispose de compétences plus larges depuis septembre. Avec la nouvelle loi sur le renseignement, ses agents peuvent surveiller des communications (courrier, téléphone, courriel), observer des faits dans des lieux privés, si nécessaire en installant micros ou caméras, ou perquisitionner secrètement des systèmes informatiques et y installer des "chevaux de Troie".

Le SRC peut aussi faire enregistrer des communications sur Internet. Ces recherches sont toutefois soumises à une procédure d'autorisation en cascade, impliquant le Tribunal administratif fédéral (TAF) et des membres du gouvernement.

Selon Jean-Philippe Gaudin, le SRC dispose actuellement d'assez de moyens. Mais un service doit tout le temps se développer notamment en raison de la menace et des avancées technologiques.

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ATS