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Jean-Pierre Bemba a été accueilli par des milliers de partisans à l'aéroport N'Djili de la capitale congolaise Kinshasa.

KEYSTONE/AP/JOHN BOMPENGO

(sda-ats)

Une foule immense et hostile au pouvoir congolais a salué mercredi le retour à Kinshasa de l'ex-vice-président Jean-Pierre Bemba. L'ancien chef de guerre veut s'inviter dans la course à la succession du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Son avion privé a atterri à l'aéroport N'Djili de Kinshasa, où M. Bemba, costume sombre et cravate rouge, a été accueilli par des milliers de ses partisans en liesse, beaucoup portant des T-shirts ou des robes ornés de son portrait. Il a salué des parents et des responsables de son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC), avant de prendre la direction du centre-ville.

Des dizaines de milliers de personnes étaient alignées le long des rues pour acclamer son retour, pour son retour après onze ans d'absence dont dix derrière les barreaux d'une prison de la Cour pénale internationale (CPI).

Gaz lacrymogènes

Près de l'aéroport et dans le quartier de Limete, la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui bloquaient la route.

Il s'agit du rassemblement le plus important en RDC depuis deux ans et le retour d'un autre opposant, Etienne Tshisekedi, en juillet 2016. Toute manifestation était interdite depuis les journées meurtrières de septembre et décembre 2016, où les forces de sécurité avaient tiré sur des manifestants qui demandaient le départ du président Kabila à la fin de son dernier mandat fin 2016.

"Kabila oyebele (ndlr: méfie-toi), le mandat a pris fin", "Adieu Kabila", "Bemba rase lui cette barbe blanche...: tout au long du trajet, les manifestants venus de la "cité" n'ont pas fait mystère de leurs préférences politiques, à en juger par les slogans et chants entendus par deux journalistes de l'AFP.

Candidature à la présidentielle

M. Bemba revient en RDC une semaine avant la date-butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle prévue le 23 décembre. Il déposera officiellement jeudi sa candidature pour cette élection à un tour, pour laquelle il plaide en faveur d'une "candidature unique" de l'opposition.

Il est crédité de 17% des intentions de vote. Il fait jeu égal avec les deux autres ténors de l'opposition, Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi (19% chacun), selon un sondage publié mardi. M. Kabila obtiendrait, lui, 9% s'il se présentait.

Le président sortant, au pouvoir depuis l'assassinat de son père en 2001, ne peut aux termes de la Constitution briguer un troisième mandat. Il assure qu'il respectera la Constitution, mais il n'a toujours pas désigné de "dauphin" au sein de sa majorité présidentielle.

Aujourd'hui âgé de 55 ans, M. Bemba a pu tester sa popularité à Kinshasa avant de regagner samedi son fief de l'Equateur (nord-ouest) où il a régné les armes à la main lors du chaos des années 1998-2003 dans l'ex-Zaïre. Il se rendra à Gemena, la ville de sa famille, pour se recueillir notamment sur la tombe de son père.

Acquittement surprise à la CPI

M. Bemba retrouve une ville qu'il avait quittée le 11 avril 2007 après des combats meurtriers entre sa milice et l'armée de Kabila (environ 250 morts). Depuis, le rival malheureux de M. Kabila aux élections de 2006 a passé dix ans dans les prisons de la CPI.

Il a été condamné en juin 2016 à 18 ans de réclusion pour des exactions de sa milice en Centrafrique en 2002-2003, mais a été acquitté en appel le 8 juin. La coalition au pouvoir a toutefois déclaré vendredi qu'il ne pouvait pas participer à l'élection à cause d'une affaire de subornation de témoins à La Haye.

Si sa candidature n'est pas validée, des troubles sont à craindre, notamment dans l'ouest du pays. La défaite de M. Bemba face à Joseph Kabila en 2006 avait entraîné des affrontements dans les rues de Kinshasa.

Un autre responsable d'opposition, Moïse Katumbi, en exil depuis deux ans, prévoit de rentrer au Congo vendredi, mais il risque d'y être arrêté en raison d'une condamnation pour fraude en 2016.

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ATS