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Le comité de la candidature de Paris, emmené par le président Emmanuel Macron, s'est exprimé au sortir de son grand oral devant les 95 membres du CIO au Swiss Tech de l'EPFL.

Et comme les Américains de Los Angeles, les Français ont fait preuve d'une certaine confiance devant la presse. Quel meilleur lieu que l'EPFL, université réputée dans le monde entier, pour passer un oral? C'est dans la salle du Swiss Tech qu'Américains et Français ont répondu aux dernières questions des membres du CIO après avoir une fois encore vanté les mérites de leur projet. Et tel l'étudiant qui se sait bien préparé, les têtes pensantes de la candidature parisienne ont fait part de leur confiance quant au succès de leur présentation.

Logiquement, Emmanuel Macron a été très sollicité et le nouveau président a répondu de manière affirmée, comme il le fait depuis le début de son mandat. A l'aise devant les micros, d'abord dans un anglais excellent qui tranche avec celui plus heurté de ses prédécesseurs, puis dans un français précis avec le verbe juste, le plus jeune président de la Ve République a joué à la fois le conquérant et le rassembleur.

Emmanuel Macron n'a d'ailleurs pas hésité à tirer un parallèle entre l'élan de cette candidature et son élection en mai dernier: "Mon élection a été le signe d'un sursaut et je pense qu'il est bon pour un pays de se mobiliser pour un projet, nos concitoyens ont envie d'être fiers de nos valeurs. Si je suis venu ici, c'est pour transmettre le message que les Français sont prêts. Nous avons perdu les Jeux trois fois et il n'y aura pas de quatrième!"

Comme il l'avait fait la veille au côté du président du CIO, Thomas Bach, le chef d'Etat tricolore a rappelé que les valeurs olympiques étaient celles qu'il faut véhiculer aujourd'hui face à la poussée des extrêmes et face aux menaces actuelles. "C'est dans l'ADN français que de défendre les valeurs de liberté, d'ouverture et de tolérance, a-t-il notamment ajouté. On sait toujours mobiliser les gens contre quelque chose, je trouve bien que l'on puisse mobiliser les gens pour quelque chose. Mais je ne mésestime aucunement les réticences d'une bonne partie de nos concitoyens. Seulement avec les Jeux, on montre l'excellence sportive de la France et c'est un formidable élément de mobilisation de la société. Quand on voit qu'il y a eu un million de personnes dans les rues lors des journées olympiques, on comprend que les gens ont envie."

Selon le président français, aucun membre du comité du CIO n'a posé de questions sur la sécurité, cela ne l'a pas empêché de revenir sur les risques du terrorisme: "Le terrorisme est un risque mondial. Paris a été durement touchée, mais nous avons entamé de profondes réformes. Mon prédécesseur s'est investi et l'on peut parler d'expertise française dans la lutte contre le terrorisme. Nous n'avons pas arrêté d'organiser des événements comme le marathon de Paris ou le Tour de France. Durant l'Euro l'an dernier, 90'000 policiers étaient mobilisés. Il y avait un million de personnes dans la fan zone de la Tour Eiffel et il n'y a eu aucun incident. On connaît les difficultés, mais on les relève."

Quant à la question économique, Emmanuel Macron sait ce qu'un tel événement peut rapporter en termes d'image(s). "Cela doit encourager le tourisme et l'attractivité du pays, a-t-il lâché. Alors oui cela va coûter un milliard à l'Etat, mais les retombées seront considérables. Et puis on s'appuie sur des structures existantes à plus de 93%, pas sur des éléphants blancs."

ATS