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Le président ukrainien Petro Poroshenko recevait Joe Biden pour une visite éclair, alors que Kiev craint un virage pro-russe des Etats-Unis.

KEYSTONE/AP/SERGEI CHUZAVKOV

(sda-ats)

Le vice-président américain sortant Joe Biden s'est rendu lundi à Kiev pour sa dernière visite officielle en Ukraine. Il a assuré au pays le soutien des Etats-Unis, quelques jours avant l'investiture de Donald Trump qui promet un réchauffement avec la Russie.

Au cours de cette visite d'une journée seulement, Joe Biden a rencontré le président ukrainien Petro Porochenko et son Premier ministre, Volodymyr Groïsman. "Je voulais venir ici une dernière fois en tant que vice-président afin de souligner à quel point le peuple ukrainien a accompli des progrès", a-t-il déclaré.

"Les Américains et les Ukrainiens sont unis par des liens profonds", a ajouté lors d'une conférence de presse Joe Biden, accompagné de M. Porochenko. "L'Ukraine, comme tout pays en Europe, a le droit de définir sa propre voie. La Russie semble nier ce choix", a ajouté le vice-président, appelant la communauté internationale "à rester unie contre l'agression russe".

"Oui, l'agressivité actuelle de la Russie est une menace de premier ordre, à la fois pour les Etats-Unis et l'Ukraine", a renchéri Petro Porochenko. Il a remercié son "bon ami" Joe Biden pour son soutien.

En route pour Davos

Le vice-président américain devait ensuite quitter l'Ukraine pour Davos (GR), où s'ouvre mardi le Forum économique mondial (WEF). Cette visite express intervient alors que le président américain Barack Obama doit passer la main à Donald Trump, qui sera investi le 20 janvier.

Le mandat du président démocrate a notamment été marqué par le soutien de Washington à Kiev lors de la crise ukrainienne. Son successeur républicain a prôné à plusieurs reprises un rapprochement avec le Kremlin. Il a provoqué l'inquiétude de Kiev qui accuse la Russie de soutenir les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ce que Moscou dément.

"Signaux positifs"

M. Porochenko s'est néanmoins félicité des "signaux positifs" donnés par le futur chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. Ce dernier s'est démarqué de Donald Trump en affirmant que la Russie "représente aujourd'hui un danger".

L'Ukraine est en proie depuis avril 2014 à un conflit ayant fait plus de 9600 morts. Fin décembre, une nouvelle trêve "illimitée" est entrée en vigueur dans l'est de l'Ukraine entre les rebelles prorusses et l'armée ukrainienne, qui s'accusent mutuellement de violer ce fragile cessez-le-feu.

Les Etats-Unis ont débloqué une importante aide financière pour venir en aide à l'Ukraine. L'administration Obama a toutefois toujours refusé de fournir des armes à Kiev, livrant cependant à l'armée ukrainienne des gilets pare-balles, de l'équipement médical et des radars.

ATS

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