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Pour leur première rencontre, Johann Schneider-Ammann (à gauche) et son homologue italien Carlo Calenda (à droite) se sont aussi arrêtés sur des thèmes plus délicats, comme l'accord sur l'imposition des travailleurs frontaliers.

KEYSTONE/AP/ALESSANDRA TARANTINO

(sda-ats)

Le conseiller fédéral, Johann Schneider-Ammann, a rencontré vendredi à Rome le ministre italien du développement économique, Carlo Calenda. Les discussions ont notamment porté sur l'accord d'imposition des frontaliers, la numérisation de l'économie et le Brexit.

"C'était une bonne réunion", a indiqué à l'ats Irène Harnischberg, porte-parole du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Les deux ministres, qui se rencontraient pour la première fois, ont avant tout fait connaissance.

Johann Schneider-Ammann et Carlo Calenda ont estimé que le potentiel d'investissement des entreprises suisses en Italie n'était pas encore épuisé. La thématique de la formation professionnelle a en outre été abordée. M. Calenda s'est montré grandement intéressé par le système helvétique, a relevé Irène Harnischberg.

Situation des frontaliers

Les deux ministres se sont aussi arrêtés sur des thèmes plus délicats. Ils ont ainsi discuté de l'accord sur l'imposition des employés frontaliers. L'imposition des frontaliers italiens avait par le passé constitué une pomme de discorde entre les deux pays.

Jusqu'à présent, les frontaliers sont taxés seulement en Suisse, sur la base d'un accord datant de 1974. La Suisse rétrocède 38,8% de l'impôt perçu à la source à l'Italie. Celui-ci est envoyé à Rome, et ensuite reversé aux communes limitrophes dans lesquelles résident les frontaliers. Il est pour ces derniers extrêmement attractif de travailler en Suisse en raison des impôts plus faibles.

Les deux pays sont parvenus à un arrangement et ont paraphé un nouvel accord en décembre 2015. Celui-ci prévoit que les frontaliers soient à l'avenir imposés dans les deux pays. L'accord doit cependant encore être signé et présenté au Parlement.

En juin, le gouvernement tessinois levait le dernier obstacle à la conclusion du nouvel accord en retirant l'obligation de présenter un extrait du casier judiciaire pour obtenir un permis de séjour (B) ou un permis de travail (G).

Invitation dans la crypto-vallée

Johann Schneider-Ammann a souligné auprès de son homologue que la Suisse remplissait les conditions pour une signature de l'accord, a rapporté Mme Harnischberg. Carlo Calenda s'est montré compréhensif et intéressé.

Les deux ministres ont aussi échangé quelques mots concernant la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE). Le thème de la numérisation a également été abordé. Johann Schneider-Ammann en a profité pour inviter Carlo Calenda à une visite dans la crypto-vallée de Zoug, où plusieurs sociétés et jeunes entreprises travaillent sur des applications liées aux chaînes de blocs (blockchains).

Les deux ministres se reverront au plus tard en janvier prochain à Davos, où aura lieu le Forum économique de Davos (WEF).

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ATS