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Johann Schneider-Ammann a abordé la question du libre-échange lors de sa visite en Arabie saoudite, mais aussi celle plus délicate touchant aux droits de l'homme (archives).

KEYSTONE/THOMAS DELLEY

(sda-ats)

Johann Schneider-Ammann a achevé dimanche une visite de deux jours en Arabie saoudite. Le conseiller fédéral en charge de l'économie a notamment abordé la question de la mise en oeuvre de l'accord de libre-échange entre la monarchie pétrolière et l'AELE.

Le processus rencontre encore des difficultés, a indiqué dimanche le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). L'accord est passé entre l'Association européenne de libre-échange (AELE) et les Etats du Conseil de coopération du Golfe, qui comprend notamment le Qatar, outre l'Arabie saoudite.

Johann Schneider-Ammann a aussi abordé la question d'un futur accord visant à éviter la double imposition entre les deux pays, précise le DEFR dans son communiqué. La visite fera en outre l'objet d'un suivi dans le cadre de la commission économique mixte Suisse-Arabie saoudite, à la lumière des résultats de la visite de travail.

Visite justifiée

Accompagné de représentants de l'économie suisse, le Bernois a rencontré trois membres du gouvernement saoudien. Il s'est agi du ministre du commerce et de l’investissement, Majed Al Kassabi, du ministre de l’économie et de la planification, Adel Mohammed Fakih, et du ministre des finances, Mohammed Abdullah Al-Jadaan.

S'exprimant dimanche dans les colonnes du SonntagsBlick, le conseiller fédéral a défendu le bien-fondé de sa visite en Arabie saoudite. "Mes contacts avec les membres du gouvernement servent à jeter des ponts", a-t-il expliqué dans l'hebdomadaire alémanique.

"Il y a des intérêts réciproques", a précisé le chef du DEFR. Et le ministre de citer en exemple la lutte contre le terrorisme, un enjeu à l'échelon mondial à ses yeux.

Conflit avec le Qatar

Johann Schneider-Ammann se montre par ailleurs inquiet de l'escalade des tensions géopolitiques dans la région avec le dossier du Qatar. Selon lui, la solution à la crise réside dans l'instauration d'un dialogue. "La Suisse est prête à offrir ses bons offices, si les parties au conflit en émettent le souhait."

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Egypte et Bahreïn ont imposé le 5 juin dernier des sanctions diplomatiques, politiques et commerciales au Qatar, en l'accusant de soutenir le terrorisme international et de se rapprocher de l'Iran.

Au-delà des aspects économiques, Johann Schneider-Ammann a abordé la question des droits de l'homme en Arabie saoudite, un sujet délicat et qui suscite de nombreuses critiques vis-à-vis de la monarchie pétrolière. Dans le communiqué des services du conseiller fédéral, il est fait mention des "déficits" en la matière.

Droits de la femme

Le programme saoudien de réformes "Vision 2030" a également été présenté au Bernois. Il devrait notamment contribuer à faire progresser les droits de la femme, ont assuré les interlocuteurs du ministre de l'économie.

"Vision 2030" vise encore à diversifier l’économie du pays et à réduire sa dépendance à l'égard du pétrole. La visite de la ville économique du roi Abdallah (King Abdullah Economic City), l’un des projets immobiliers les plus ambitieux au monde, a illustré les projets de diversification.

Pour mémoire, l’Arabie saoudite est de loin la plus grande économie du monde arabe. Elle apparaît ainsi comme le deuxième partenaire commercial de la Suisse au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, derrière les Emirats arabes unis.

Volumes importants

L'an dernier, le volume des échanges entre la Suisse et le royaume ont atteint 3,2 milliards de francs. Dans le détail, les exportations ont représenté 2,8 milliards de francs et les importations 440 millions.

Le conseiller fédéral a quitté l'Arabie saoudite pour s'envoler à destination des Etats-Unis. Auparavant, il a fait étape en Russie et en Indonésie, dans le cadre d'un long périple le faisant passer par quatre pays au total. La partie américaine de son voyage doit s'achever mardi.

ATS