Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est à Hiroshima, une visite sans précédent d'un ministre américain dans cette ville du Japon frappée par une bombe atomique en août 1945. Il y a plaidé dimanche pour un "monde sans armes nucléaires".

Son avion a atterri dans la matinée à la base militaire Iwakuni en provenance de Kaboul. Le chef de la diplomatie américaine s'est rendu à Hiroshima pour les premières réunions des ministres des Affaires étrangères des pays du G7, qui doivent durer jusqu'à lundi.

John Kerry est ainsi le plus haut responsable gouvernemental des Etats-Unis à avoir jamais visité Hiroshima. En 2008, la présidente à l'époque de la Chambre des représentants du Congrès, Nancy Pelosi, s'y était aussi rendue.

Interrogé dans une interview publiée dimanche par le journal local Chugoku Shimbun, John Kerry est resté évasif sur la portée de sa visite hautement symbolique. Il a évité d'aborder le sujet ultra sensible d'excuses ou de regrets qui seraient exprimés par Washington.

Sommet sur la sûreté nucléaire

Questionné par le journal sur son "soutien à un monde sans armes nucléaires", le ministre américain a rappelé que "le président (Barack) Obama avait promu cet objectif et avait exposé une vision d'un monde sans armes nucléaires", en allusion à un fameux discours à Prague en avril 2009.

Le président américain vient d'accueillir à Washington son dernier sommet sur la "sûreté nucléaire", marqué par le risque "terroriste", et où il a réaffirmé son objectif.

"Oui, les Etats-Unis sont engagés depuis longtemps pour un désarmement nucléaire mondial", a insisté John Kerry dans le journal japonais.

Honneur rendu aux victimes

D'après le département d'Etat, le chef de la diplomatie américaine "prévoit de se joindre au ministre japonais Fumio Kishida", originaire de Hiroshima, "ainsi qu'aux autres ministres du G7", lundi, en se rendant au musée du Mémorial pour la paix, avant d'honorer les 140'000 victimes du bombardement américain du 6 août 1945.

"Je ne crois pas qu'il ait l'intention de prendre la parole ou de faire un geste séparément", avait prévenu la semaine dernière un porte-parole à Washington.

Sommet fin mai

La réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 doit préparer le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 au Japon fin mai. Barack Obama pourrait alors se rendre à Hiroshima, ce qui serait une première historique. Evoquée fin mars par un responsable américain, la visite n'a pas été confirmée par la Maison Blanche.

Hiroshima avait été dévastée le 6 août 1945 par une bombe atomique larguée par le bombardier américain Enola Gay. Plus de 140'000 personnes trouvèrent la mort, soit immédiatement, soit du fait de l'exposition aux radiations.

ATS