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Livres exposés lors d'un évènement organisé aux Folies Bergères pour commémorer le 3e anniversaire des attentats.

KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

(sda-ats)

Trois ans après l'attaque djihadiste qui a décimé la rédaction du journal satirique français Charlie Hebdo, des centaines de militants de la liberté d'expression étaient réunis à Paris pour que vive "l'esprit Charlie". La publication est moins consensuelle qu'en 2015.

Cette après-midi de débats, avant un spectacle samedi en soirée, le tout sous le nom de "Toujours Charlie!", était organisée dans une salle de spectacles par trois organisations très actives dans le combat laïque: le Printemps républicain, la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et le Comité Laïcité République.

Ces trois organisations défendent une conception offensive de la laïcité, contre les "communautarismes" religieux et ethniques. Ce positionnement leur vaut de nombreux opposants, notamment à gauche, où certains dénoncent un combat "islamophobe".

Valls et Hidalgo présents

Dans le public avaient pris place, au premier rang, l'ancien Premier ministre français Manuel Valls (apparenté La République en Marche (LREM - parti présidentiel), la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo et le rédacteur en chef de Charlie Hebdo Gérard Biard.

D'autres personnalités ont annoncé leur venue, parmi lesquelles le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM), la ministre de la Culture Françoise Nyssen et la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains (LR - droite).

Macron sur les lieux dimanche

Le président français Emmanuel Macron se rendra pour sa part dimanche sur les lieux des attentats de janvier 2015.

Les organisateurs ont également invité les familles des victimes de l'attentat du 7 janvier 2015, dans lequel 12 personnes ont été tuées dans et aux abords des locaux parisiens de l'hebdomadaire satirique.

C'était le début d'une vague d'attaques djihadistes sans précédent en France, qui a fait 241 morts.

Quatre millions en 2015

Le 11 janvier 2015, plus de quatre millions de personnes étaient descendues dans les rues des grandes villes du pays, suivant souvent le mot d'ordre "Je suis Charlie", en défense de la liberté d'expression.

Mais "depuis trois ans, l'unanimité de janvier 2015 s'est émoussée", a regretté samedi le président de la Licra, Mario Stasi. Au-delà de l'hommage aux victimes, "nous avons voulu que ce rassemblement soit un moment de mobilisation", a-t-il enchaîné, soulignant la nécessité de défendre "la liberté d'expression, la laïcité, la République une et indivisible".

"Nous sommes la majorité, chez nos concitoyens, à être toujours Charlie, je crois qu'il ne faut pas se laisser impressionner par ceux qui disent le contraire", a estimé Laurent Bouvet, cofondateur du Printemps républicain.

Cet "esprit" s'érode cependant: selon un sondage de l'institut Ifop pour la radio Europe 1, 61% des Français se sentent encore "Charlie", soit dix points de moins qu'en janvier 2016.

"Satire indispensable"

"Il y a des choses qu'on disait plus sèchement avant qu'on ne le fait aujourd'hui", confie pour sa part le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Gérard Biard. Mais la rédaction ne s'est pas fixée de limite rouge.

Car "la satire reste indispensable pour mettre en lumière une situation de manière limpide", explique-t-il lors d'un entretien avec La Liberté et ses partenaires. Son principe "est de provoquer une réaction, non de faire plaisir", complète Gérard Biard.

Lorsque la satire n'est pas comprise, alors elle crée de la polémique, mais "nous ne la créons pas", insiste le journaliste. Le rédacteur en chef note dans ce contexte qu'une "sensibilité exacerbée" sur un certain nombre de thèmes s'est développée ces dernières années. Mais ne pas aimer ce que produit Charlie Hebdo "ne justifie pas de nous menacer", souligne-t-il.

"Depuis 2015, davantage de monde s'intéresse à ce que dit Charlie Hebdo tout en ignorant c'est qu'est Charlie Hebdo", regrette encore Gérard Biard, qui déplore que l'hebdomadaire soit devenu "un sujet d'actualité, l'assurance de faire un bon coup médiatique".

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ATS