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Après avoir manifesté en masse à Berne fin septembre, les ouvriers du gros oeuvre ont une nouvelle fois battu le pavé vendredi à Genève, Lausanne, Zurich, et dans la ville fédérale. Près de 7000 d'entre-eux se sont mobilisés pour une convention nationale de travail (CN) améliorée, refusée par le patronat.

Malgré les pressions exercées par certaines directions de chantiers et le fait que certaines entreprises ont avancé leur repas de fin d'année à cette journée, la mobilisation a dépassé les attentes, s'est félicité vendredi à Zurich, Hansueli Scheidegger, le responsable du secteur construction d'Unia. Le mouvement a entraîné la paralysie de quelque 1000 sites de construction.

Apparemment la participation a été particulièrement forte en Suisse romande. A Genève, près de 4000 employés de la branche (entre 1500 et 2000 selon la police) sont descendus dans la rue, alors qu'ils étaient entre 1500 et 2000 à Lausanne.

"Actes criminels"

La Société suisse des entrepreneurs (SSE) a quant à elle condamné les actions menées par les syndicats, accusant ces derniers de violer la paix du travail prévue par l'actuelle convention nationale.

Selon l'association patronale, des "actes criminels tels que contrainte, violation de domicile, dommage à la propriété, vol et brigandage" ont été commis à l'instigation des syndicats.

Menaces de grèves

Pour l'heure, aucune date n'a été fixée en vue d'une nouvelle ronde de discussions, ont indiqué les parties. Si selon le directeur de la SSE Daniel Lehmann, il n'est plus très réaliste de songer à l'aboutissement des négociations avant la fin de l'année, date à laquelle l'actuelle CN arrive à échéance, les syndicats veulent encore croire en une solution.

Mais si les ouvriers du bâtiment devaient se retrouver sans convention collective nationale le 1er janvier prochain, des mesures de lutte, soit des grèves, interviendront alors. "Nous n'attendrons pas le printemps", ont menacé les syndicats.

ATS