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Les prix des journaux et périodiques étrangers ne sont pas près de baisser. Interpellé par le conseiller aux Etats Didier Berberat (PS/NE) sur les écarts scandaleux avec les tarifs d'origine, le Conseil fédéral reconnaît le problème mais ne veut pas intervenir.

Alors que le cours de l'euro par rapport au franc avoisine les 1,20 franc, "Le Canard enchaîné" coûte 1,2 euro en France contre 2,60 francs en Suisse. "Die Süddeutsche Zeitung" est vendue 2 euros en Allemagne et 4,80 francs sur le territoire helvétique. Le taux est encore plus prohibitif pour "La Republica" proposée à 3 francs - le triple du prix en euro affiché en Italie.

Ces différences sont difficilement justifiables dans leur proportion actuelle, admet le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi. Ne disposant "lui-même d'aucune possibilité d'intervenir", il renvoie la balle au surveillant des prix dont "il soutient expressément les efforts".

Peu de succès

Stefan Meierhans s'occupe du dossier depuis 2010. Ses discussions avec les éditeurs étrangers et le grossiste Valora n'ont toutefois eu que peu de succès jusqu'ici. Seules quelques publications ont vu leur tarif baisser.

M. Prix n'a de possibilité formelle d'intervenir et d'imposer son point de vue qu'envers les entreprises puissantes sur un marché et les cartels. Sans compter qu'un abus de prix est exclu lorsqu'une concurrence efficace existe. En l'espèce, le surveillant des prix dépend de la bonne volonté des éditeurs étrangers qui fixent les prix, ses décisions ne pouvant être imposées hors des frontières.

La commission de la concurrence pourrait aussi ouvrir une enquête en cas d'indices concrets de restrictions illicites à la concurrence. Mais son secrétariat s'est mis d'accord avec M. Meierhans pour laisser d'abord le dossier au surveillant des prix.

ATS