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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, croit à la possibilité pour la Grèce de conclure un accord avec ses créanciers, "de préférence avant le 20 août". Dans un entretien mercredi, il juge que les négociations avancent de "façon satisfaisante".

"Tous les rapports qui me parviennent me laissent penser qu'il sera possible de conclure un accord au cours du mois d'août, de préférence avant le 20 août" sur un troisième plan d'aide pour Athènes, affirme M. Juncker. Athènes doit rembourser à cette date une somme de 3,4 milliards d'euros à la Banque centrale européenne.

Les représentants des bailleurs de fonds du pays, Commission, BCE et Fonds monétaire international, sont à Athènes depuis une semaine pour mettre sur pied ce plan de renflouement via un prêt de plus de 80 milliards d'euros sur trois ans. M. Juncker juge que "les négociations progressent de manière satisfaisante" tant du point de vue des autorités grecques que de la Commission.

Si toutefois ce délai devait s'avérer trop court, "on devrait avoir recours à une deuxième édition du mécanisme de financement relais" par lequel l'UE a déjà accordé un prêt d'urgence de sept milliards d'euros à la Grèce en juillet, explique M. Juncker.

Alors que les commentaires vont bon train sur d'éventuelles divergences entre la Commission et le FMI, qui conditionne une future participation au sauvetage financier de la Grèce à l'effacement par les Européens d'une part de la dette grecque, M. Juncker tient à les minimiser. "Je crois qu'on exagère un peu les divergences de vue", dit-il, soulignant que le FMI est présent à Athènes et que "l'entente entre les institutions impliquées est très bonne".

Déclaration optimiste de Tsipras

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a lui déclaré mercredi que son pays était proche d'un accord avec ses créanciers sur un nouveau plan d'aide financière qui, selon lui, mettra fin aux doutes sur sa place au sein de la zone euro. Ces propos constituent la dernière en date de déclarations optimistes de responsables grecs et européens sur l'évolution des négociations en vue d'un accord dont le montant pourrait atteindre 86 milliards d'euros.

"Nous sommes dans la dernière ligne droite", a dit Alexis Tsipras. "Malgré les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, nous espérons que cet accord pourra mettre fin à l'incertitude sur l'avenir de la Grèce."

Probables élections anticipées

Par ailleurs, des élections législatives anticipées sont "probables" en Grèce à l'automne alors que le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras ne dispose plus d'une majorité au Parlement, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement Olga Gerovasili.

"Ca dépendra de la stabilité du gouvernement dans la période à venir", a-t-elle ajouté. Alexis Tsipras lui-même avait dit la semaine dernière être prêt à des législatives anticipées pour regagner une majorité, six mois après les élections qui l'ont porté au pouvoir fin janvier.

ATS